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* Selon certaines sources, cette méga plateforme serait favorable à l’avènement de Félix Tshisekedi à la Primature sous certaines conditions.
* Au regard des discours de ses ténors, cette aile de l’Opposition serait traversée par deux courants : l’un attaché au schéma de la CENCO et l’autre, à une transition sans l’actuel Chef de l’Etat, constatent des observateurs.

L’aile du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, dirigée par Tshisekedi junior, est depuis quelques jours sous le prisme de l’actu en RD Congo. Tout est donc parti d’un tweet de Kudura Kasongo, posté en début de semaine dernière. L’auteur du message faisait écho de l’imminence d’un changement de gouvernement, avec Félix Tshisekedi Tshilombo au poste de Premier ministre. Ce qu’avait tout de suite démenti le Rassop/Limete, tout en précisant qu’il s’agissait des commérages.

Dans la foulée, Félix Tshisekedi lui-même avait réagi le jeudi 17 août, déclarant qu’il n’était ni demandeur ni preneur d’un quelconque poste. En l’occurrence celui de Premier ministre. Pour le président du Rassop/Limete et Alliés, sa plateforme politique s’en tenait mordicus à l’application intégrale de l’Accord de la saint Sylvestre qui implique l’organisation des élections avant le 31 décembre prochain. Jusqu’à preuve du contraire, c’est cette position officielle du Rassop/Limete que l’opinion retient. Pas plus.
Voilà qu’on n’a pas encore cessé d’épiloguer sur le tweet de Kudura Kasongo, des sources concordantes reviennent à la charge sur la même matière." Le Rassop/Limete est d’accord pour la nomination de Fatshi à la Primature ", déclarent nos sources. Toutefois, la plateforme pro Katumbi aurait donné quelques modalités, préalables à la nomination de Félix Tshisekedi au poste de Premier ministre. Parmi ces conditions, nos sources précisent que le Rassop/Limete aurait exigé que la présidence du Conseil national du suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA), soit confiée à M. Pierre Lumbi, président du Comité des sages de ladite plateforme.
Par ailleurs, les mêmes sources attestent que le Rassop/Limete aurait également conditionné l’avènement de Tshisekedi junior à la Primature, par la formation d’un nouveau Gouvernement. Pas seulement. Le Rassemblement/Limete demande également une répartition équitable des six ministères stratégiques, à raison de 50% pour la Majorité présidentielle (MP) et 50% pour l’Opposition. Donc, le Rassop/Limete. La troisième revendication, apprend-on, le Rassop exigerait la tenue des scrutins présidentiels, législatifs et provinciaux, à la date fixée par l’Accord du 18 octobre 2016, issu du Dialogue de la Cité de l’Union africaine. C’est-à-dire en avril 2018. Enfin, le Rassop/Limete soumettrait la présence de son Président à la Primature, à l’idée que la RD Congo ne devra pas organiser un référendum constitutionnel et que le Président Joseph Kabila ne devrait pas briguer un troisième mandat consécutif.
Depuis, des pourparlers entre les émissaires de la famille politique présidentiels et ceux du Rassop/Limete, seraient présentement engagés à ce sujet, sous l’arbitrage aussi bien de l’Episcopat congolais-le même- que de certains diplomates occidentaux.

LE RASSOP/LIMETE ECARTELE ENTRE DEUX TENDANCES
Non partant pour les institutions de la Transition actuelle, le Rassop/Limete reste cependant écartelé entre deux tendances. On trouve d’un côté, des modérés qui souscrivent au schéma de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).De l’autre, des radicaux, mieux des extrémistes partisans d’une nouvelle Transition politique, sans l’actuel Président au sommet de l’Etat !
Selon les adeptes de la première thèse, l’Accord de la saint Sylvestre doit être appliqué dans sa lettre et dans son esprit. Le texte prévoit que la Primature et la présidence du CNSA reviennent respectivement au président du Rassemblement et au président du Comité de sage de cette plateforme. Il se trouve cependant, qu’après la signature dudit Accord, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Parmi les faits notables, figure l’éclatement du Rassemblement en deux ailes. D’une part, le Rassemblement dirigé par le tandem Joseph Olenghankoy - Bruno Tshibala (au pouvoir) et de l’autre, l’aile pilotée par le duo Félix Tshisekedi- Pierre Lumbi.
Dans cette guéguerre, le Rassop/Limete ignore manifestement l’aile Kasa Vubu et se considère comme le seul Rassemblement légitime et même légal. Par conséquent, ceux des membres de cette plateforme qui soutiennent le schéma de la Cenco, pensent que les deux postes de Premier ministre et de Président du CNSA, doivent être confiés à Félix Tshisekedi et à Pierre Lumbi. Non pas parce qu’acteurs politiques. Plutôt, parce que vu des statuts du Rassop/Limete, les deux personnalités occupent le poste de Président de la plateforme (pour le premier) et celui de Président du Comité de sages (pour le second).
De tous les membres du Rassop/Limete qui ont réagi dans ce sens, le dernier en date se trouve Kitenge Yesu, commandant en chef de la Conventions des républicains (CR). Dans une matinée politique dimanche dernier à Ngiri-Ngiri, le président de la CR en aappelé à l’application intégrale de l’Accord du 31 décembre 2016. Suivez mon regard !

QUID D’UNE TRANSITION SANS KABILA ?
Après la messe de Genval, ville de naissance du Rassemblement, voici Chantilly en France qui a servi de cadre à une rencontre à laquelle certaines figures du Rassop/Limete étaient présents. Au terme de cette réunion tenue du 15 au 17 août, est sorti un document titré " manifeste du Citoyen congolais ". Les signataires dudit Manifeste exigent, entre autres, le départ après le 31 décembre prochain, de l’actuel Président de la République, Joseph Kabila. Du neuf ? Pas si sûr.
Tout en reconnaissant la liberté d’opinion et d’expression que la Constitution du 18 février 2016 garantit à tout Congolais, nombre d’observateurs estiment cependant que les auteurs du " Manifeste du citoyen Congolais ", sont dans une logique de terre brûlée. Non, sans arguments. " Joseph Kabila est constitutionnellement le garant de la Nation. Il est aussi le Commandant suprême aussi bien des Forces armées de la RD Congo (FARDC) que de la Police nationale congolaise (PNC). Envisager une transition sans lui, on ne sait pas trop comment cela pourrait se faire, serait- ni plus ni moins une manière d’inscrire la RD Congo dans un schéma de la guerre civile ", pensent les mêmes analystes.
Au regard de la dissonance qui caractérise présentement le Rassemblement, des observateurs se trouvent en droit de se demander ce qu’il en est de l’unité de vision consacrée dans l’Acte d’engagement de cette plateforme, signé par neuf composantes représentées à Genval. A savoir l’Udps, le G7, la Dynamique de l’Opposition, l’AR, le MPP, le G14, la CR, le FDP et une partie de la Société civile. Au demeurant, qu’en est-il de l’unité de leadership consacrée dans ledit Accord ? Ces différentes prises de position diamétralement opposées, doivent-elles amener à penser que le Rassop est devenu depuis peu acéphale ? Le troisième " U " contenu dans l’Acte d’engagement signé à Genval, renvoie à l’Unité d’action. Celle-ci enjoint le Rassemblement de parler d’une même et seule voix… ". A en juger par la situation actuelle, des observateurs indépendants en arrivent çà la conclusion que le Rassop/Limete est écartelé par deux lignes.
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