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On en sait désormais plus sur l’affaire d’un pseudo journaliste, ayant trouvé refuge hier mardi 29 août, dans les installations de la base de la Monusco à Kananga. Que s’est-il réellement passé ? L’homme a-t-il été appréhendé par les militaires FARDC ? Que compte faire le Gouvernement rd congolais par rapport à la suite de cette affaire qui voile un côté criminel dans une province qui porte encore les stigmates des actes terroristes des miliciens estampillés Kamwina Nsapu ? Les militaires FARDC ont-ils violé la propriété de la Monusco à Kananga ?

Dans un communiqué de presse parvenu hier à Forum des As, Lambert Mende Omalanga fait le résumé du déroulé des faits. " Il n’y a pas eu d’incursion militaire congolaise dans une base de la Monusco à Kananga ", précise tout de suite, le ministre de la Communication et Médias., qui prend le soin de citer les autorités militaires locales.
Tout en s’appuyant sur des témoignages des autorités militaires recueillis sur place, le porte-parole du Gouvernement rapporte dans son communiqué que les soldats FARDC n’ont pas pénétré dans l’enclos de la MONUSCO. Cependant, Kinshasa, par la voix de son ministre de la Communication et Médias se dit indigné par le fait que la Mission onusienne ait apporté sa protection aux auteurs présumés des faits criminels, au motif qu’ils seraient professionnels des médias. L’Affaire est-elle déjà close ? Loin s’en faut ! Bien au contraire, les autorités gouvernementales et judiciaires congolaises disent qu’elles prennent désormais, la charge de suivre ce dossier jusqu’à ce que les choses soient tirées au clair. Que des suspects trouvent refuge dans la base de la Monusco qui n’a pas vocation à les sécuriser, Lambert Mende Omalanga estime que cela serait préjudiciable aussi bien au Droit international qu’à l’Accord de siège qui lie n la RD Congo et l’Organisation des Nations Unies. Ci-dessus, ledit communiqué.
Grevisse KABREL

COMMUNIQUE DE PRESSE
Le rapport de la hiérarchie militaire locale FARDC dément toute incursion de militaires congolais dans une base de la MONUSCO a Kananga. L’incident aurait concerné des éléments des forces loyalistes poursuivant un individu présumé auteur de tentative de constitution d’un nouveau groupe armé dans cette région (Kasaï Central) qui sort à peine d’un cycle de violences indicibles et qui s’est réfugié dans une base de la MONUSCO en se présentant comme un journaliste, ce qui ne saurait en tout état de cause fonder une quelconque immunité en sa faveur. Des témoins affirment que les soldats n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la base. Ils en ont référé à leurs supérieurs. C’est ce qui explique que l’individu n’ait pas été appréhendé, ayant ainsi bénéficié de l’asile de la représentation locale de la MONUSCO. L’affaire sera dorénavant suivie par les autorités gouvernementales et judiciaires congolaises compétentes pour qui la MONUSCO n’a pas vocation à protéger des auteurs de faits criminels au motif qu’ils seraient journalistes. Ce serait attentatoire et au droit international et à l’accord de siège conclu entre la RDC et l’ONU.
Lambert Mende Omalanga (Ministre de la Communication et Medias,
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