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Les princes de l’Eglise Catholique peuvent-ils de nouveau assumer la charge d’une énième médiation ? La question est sur les lèvres. Et, bien de cœurs espèrent que oui. Cela, pour éviter que le bras de fer évident à l’horizon fin 2017 entre le pouvoir, d’une part et, le Rassop/Limete ainsi d’autres forces politiques, de l’autre, n’ait à créer une apocalypse en RDC. Approché, l’Abbé Jean-Marie Bomengola, celui qui fut à la tête de la cellule de communication ad hoc des discussions directes du Centre Interdiocésain, a brisé le silence sur cette problématique. Les Evêques, dit-il, ne peuvent vouloir que la barque Congo-Kinshasa puisse sombrer dans l’océan des contradictions politiques. Il note, comme tout congolais observant le microcosme politique, que des voix, et pas des moindres, s’élèvent déjà pour demander la réactivation de la CENCO. Mais, il signale que si les évêques avaient accepté d’arbitrer les discussions directes, c’est parce qu’une demande formelle avait été effectuée par les interfaces attitrés. Si cela se fait, encore, ils auront à l’examiner et, aussi, scruter ce qu’il faudra faire conformément au contexte politique.

La réactivation des évêques pour éviter le chaos en République Démocratique du Congo suite au couac électoral en perspective est plus que d’actualité. Annoncée pour décembre 2017, précisément avant le 31, par l’Accord de la Saint Sylvestre, les joutes électorales sont voulues désormais intenables dans ce délai par la CENI, la structure même qui doit organiser lesdites élections. Quatre mois avant la fin de l’année, il n’y a ni chronogramme clair qui révèle à quand le vote, ni même un fichier électoral achevé et quelques lois essentielles. Certainement que les assises de Kananga sauront lever un pan de voile sur ces aspects. Toutefois, le Rassop/Limete et d’autres forces politico-sociales exigent, plan d’actions de pression à la pointe, des élections avant le 31 décembre de l’année en cours.

Le microcosme politique bouillonne de nouveau, les esprits s’échauffent.

La CENCO à la rescousse ?

Même si le Rassemblement/Limete n’est pas très chaud pour de nouvelles discussions, il appert que de manière préventive ou curative donc avant ou après le bras de fer, real politique oblige, il faudra se parler. D’où, certains caciques de cette plateforme n’ont pas manqué de se prononcer en toute clarté non pas pour un troisième dialogue, mais à la limite une nouvelle fenêtre des pourparlers. Il faut dire que la crainte des membres du Rassop est de se voir dialoguer ad vitam aeternam avec le pouvoir qu’ils accusent d’être de mauvaise foi car, contournant l’application des résolutions qui sortent desdits dialogues. Mais, s’il faille re-dialoguer, que deviendra l’Accord de la Saint Sylvestre ? Faudra-t-il simplement le revalider pour une année supplémentaire, va-t-il falloir l’enterrer en projetant des élections début 2018 ou, en dernier lieu, avaliser comment tenir au moins la présidentielle dans le délai donc avant le 31 décembre 2017 ? Ces questions, si les Evêques acceptent de porter la croix de la médiation, très pesante du reste, seront tranchées. Pour Jean-Marie Bomengola, ‘’les Evêques sont des congolais, se sont des compatriotes avant tout, ils ne peuvent vouloir laisser le pays couler’’. Donc, s’ils sont sollicités de manière officielle, ils vont prendre leurs responsabilités. Mais, seront-ils sollicités à temps?
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