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Les agents de Bureau 2 porteront désormais un ordre de mission dûment signé par le chef de la police de Kinshasa dans leurs opérations, selon Radio Okapi qui a cité le général Sylvano Kasongo. Cette décision soulage dans la mesure où les Kinois l’attendaient depuis un certain temps.

Parmi la population, cet important département de la police chargé des investigations n’a pas bonne presse.
Pour cause les « moutons noirs » qui profitent de cette casquette d’agent de Bureau 2 pour truander, escroquer des paisibles citoyens.
Et comme l’a annoncée la Radio onusienne, « cette mesure prise par le général Kasongo vise à stopper les arnaques opérées par des personnes se faisant passer pour des agents de ce département. Ces derniers extorquent argent et autres biens de valeur aux passants qui n’ont pas de pièces d’identité. »
Dans son annonce, le numéro un de la police de la ville de Kinshasa a souligné : « Les gens de Bureau 2 sont des agents de renseignement. Un agent de renseignent est dilué. Si quelqu’un se présente comme bureau 2, c’est un incivique. J’ai fait des réunions, j’ai écrit pour interdire ces genres de pratique. Il ne faut pas tracasser la population pour rien. Ce sont des pratiques que nous avons interdites. Nous demandons à la population de dénoncer cette pratique. Si un monsieur ou un policier se présente comme agent du bureau 2, il faut le dénoncer ». Pour lui, seul lui ou son adjoint ont le pouvoir de décider de l’envoi en mission des agents du Bureau 2. S’il y a besoin de retrouver une moto volée, un véhicule ou une plaque [d’immatriculation], indique cet officier général de la police, leur commandant va élaborer un document destiné au commissaire provincial ou à son adjoint.
C’est au commissaire d’approuver ou non le document pour une descente de ces agents sur le terrain, martele-t-il. Et de prévenir : « Je ne veux plus voir des agents de bureau 2.
Ceux qui ne vont pas respecter ces dispositions seront arrêtés ».

DES VICTIMES DENONCENT
Plusieurs personnes ont été dépouillées par des agents disposant des bureaux dans les sous-commissariats et se présentant comme des agents de Bureau 2.
L’une des victimes s’est confiée à Radio Okapi : « J’étais sur la Place Victoire pour prendre un taxi. J’ai vu trois personnes qui m’ont demandé des pièces d’identité. Ces gens m’ont dit qu’ils étaient des officiers militaires et policiers de recherche. Ils m’ont présenté des documents plastifiés. Malgré le fait que j’avais ma carte d’identité qu’ils demandaient, ils m’ont intimé l’ordre de les suivre non loin de la commune de Kalamu, dans des locaux des policiers. J’avais 160 USD. Ils m’ont ravi 100 USD », témoigne la victime.
Au Rond-point Ngaba, ils s’installent dans les bâtiments qui abritent les toilettes publiques. Les prétendus agents se positionnent de part et d’autre pour arrêter les gens porteurs des sacs. Ils exigent des pièces d’identité qu’ils confisquent généralement. Ils amènent la victime chez « les chefs » bien assis dans un bureau de fortune. Là, ils procèdent à la fouille. A plusieurs reprises, faute de preuve, ces pseudo-agents bureaux 2 injectent une pièce pour charger leur victime. Il peut s’agir d’un tract politique ou d’une botte de chanvre indien. Ainsi chargée, la victime est sommée de payer un montant comme amende. La proie est d’autant plus vulnérable qu’il porte une importante somme d’argent sur lui.
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