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* Face à l’incertitude quant à l’organisation des élections à l’horizon décembre 2017, Il se murmure que le numéro 1 du Congo-Brazza pourrait, à nouveau, prendre son bâton de pèlerin pour concilier les points de vue des acteurs politiques du Congo-Kinshasa.

Le Président de la RD Congo, a traversé le pool hier jeudi 7 septembre, pour s’entretenir avec son homologue Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Le tête-à-tête entre les présidents des deux Congo a eu lieu au Palais du peuple, siège de la Présidence de la République du Congo, a-t-on appris hier des sources officielles à Kinshasa.
« La situation politique dans les deux pays, les problèmes sécuritaires dans la sous-région, notamment en République Centrafricaine et au Soudan du Sud, ont été au cœur des entretiens des deux Chefs d’Etat », précisent les mêmes sources. A cela s’ajoute l’évaluation des questions d’intérêt commun des deux nations. Tout le classique diplomatique y a donc été.
Dès lors que l’échéance (fatidique ?) de décembre 2017 approche à pas de l’Ogre, les Congolais de Kinshasa vont bien au-delà du protocolaire, du face-à face D. Sassou –J. Kabila en terre brazzavilloise. Normal, quand on sait qu’il se chuchote de plus en plus sur l’imminence d’un nouveau dialogue politique en RD Congo pour gérer la période qui va suivre. C’es-à-dire l’Après-décembre 2017. La tenue des élections étant de moins en moins sure en décembre prochain, comme prévu dans l’Accord de la saint Sylvestre.
D’ores et déjà, d’aucuns estiment que la carte Sassou se dessine en vue d’une médiation en RD Congo. En tout cas, nombreux sont des analystes qui, à la lumière de la rencontre d’hier jeudi entre les présidents des deux Congo, bruissent que le patriarche d’Oyo pourrait, à nouveau, prendre son bâton de pèlerin pour concilier les acteurs politiques de l’autre rive.

SASSOU CONNAIT LE TERRAIN, LE JEU ET LES JOUEURS
La situation politique actuelle en RD Congo présente quelques similitudes avec celle qui a prévalu au Congo-Brazzaville, avant la présidentielle de mars 2016. On connait la suite. A un peu plus de trois mois d’une échéance qui semble placer la RD Congo à la croisée de chemins, il s’avère indiqué de privilégier la voie de la conciliation. Le challenge est certes, difficile mais pas impossible. Pour cela, certains observateurs pensent que le Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, pourrait bien jouer cette carte. En d’autres termes, « Dengues » pourrait être cette personnalité devant officier la grand’ messe de la classe politique rd congolaise, souhaitée avant décembre 2017.
Ces analystes qui susurrent sur le Chef de l’Etat du Congo-Brazzaville, estiment que Denis Sassou Nguesso a le mérite de connaitre le terrain, le jeu et les joueurs. A ce titre, il a des attaches avec la quasi totalité des leaders politiques en vue. Secret de polichinelle, le premier citoyen du Congo-Brazza entretient des liens solides avec la très haute hiérarchie du clergé rd congolais. Dans un contexte politique de crise comme c’est le cas présentement en RD Congo, cela pourrait s’avérer un atout important pour calmer les ardeurs de certains leaders d’opinion dans ce secteur.
Du reste, Denis Sassou Nguesso ne serait pas à son premier test de conduire une médiation politique en RD Congo. En tout cas, dans l’opinion publique en RD Congo, personne ne saurait dénier au Président Dénis Sassou Nguesso, le rôle ô combien important, qu’il avait joué dans les tractations qui ont abouti à l’organisation, en septembre 2013, des Consultations nationales. Initiées dans un contexte politique particulièrement tendu, ce Forum en interne avait débouché sur la mise en place d’un Gouvernement dit de cohésion de nationale, dont les principales marques furent l’entrée des membres du MLC et de l’Opposition républicaine dans l’Exécutif national.
Il importe de rappeler que la dernière rencontre Joseph Kabila-Denis Sassou Nguesso remonte au mois de juin 2016 à Oyo. A l’époque, la situation politique de la RDC était tout aussi préoccupante qu’elle l’est à ce jour. La question de la tenue du dialogue politique en République Démocratique du Congo avait permis aux deux présidents de marquer leur attachement à la préservation et la promotion de la démocratie, en pratiquant la politique d’apaisement et de rassemblement.
Quand Kinshasa est enrhumé, Brazzaville tousse. Et vice-versa. Le Président Denis Sassou Nguesso n’ignore donc pas les conséquences (néfastes ?) sur Brazzaville, du pourrissement de la situation politique en RD Congo.
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