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Depuis la semaine dernière, on peut apercevoir à travers les rues grouillantes de la ville des calicots favorables au changement par référendum de la Constitution du 18 février 2006. Elle est l’œuvre d’un mouvement des jeunes qui se disent membres de la MP. Ceux-ci militent pour la tenue d’une consultation référendaire afin que le peuple, souverain primaire, se prononce sur l’actuelle Constitution.

Ces jeunes, ils persistent et signent, que la Constitution du 18 février est à la base de la crise aiguë qui mine la RDC. Depuis sa mise en vigueur, elle n’a, selon eux, apporté que problèmes sur problèmes. D’où, faut-il la changer par voie référendaire.
Alerté, l’UNC Vital Kamerhe s "inscrit en faux contre cette démarche. Kamerhe parle plutôt d’une vaste distraction et pense, lui, qu’on doit plutôt se concentrer sur la tenue des élections générales et non un quelconque référendum de la Constitution. A celle-ci, on ne doit enlever aucune virgule.
D’où, cette interrogation qui vaut son pesant d’or : « Est-il vraiment nécessaire de procéder à un changement de Constitution par voie référendaire en ce moment ? » « On peut répondre par la négative. D’autant que l’Accord de la Saint-Sylvestre, qui est la base politique de la Transition actuelle en RDC interdit, noir sur blanc, tout referendum qui conduirait à la modification ou au changement de la Constitution du 18 Février 2006 », tranche un analyste jusqu’auboutiste.
La loi des lois prohibe aussi toute possibilité au Président Joseph Kabila de se représenter. On peut douter que les jeunes initiateurs de cette campagne sur la tenue du référendum constitutionnel ont attentivement lu cette Constitution qui date seulement de 11 ans. S’ils le font, ils se rendront compte que cette Constitution était pensée au Dialogue intercongolais de Sun City en Afrique du Sud.
Son but principal était d’abord de mettre un terme à la crise de légitimité qui a miné la RDC depuis la nouvelle guerre de 1998, imposée par le Rwanda et l’Ouganda à la RDC. Le pays a connu trois ordres institutionnels organisés en Etat. Celui de Jean-Pierre Bemba Gombo où il régnait en maître absolu, allant de son Equateur natal, en passant par Isiro-Bunia et Beni-Butembo avec le MLC. Puis le RCD d’Azarias Ruberwa qui, grâce à l’appui opérationnel massif en troupes et en armes de l’armée rwandaise a un moment occupé une bonne partie de la RDC. Enfin, l’Etat congolais avec M’Zee Laurent-Désiré Kabila à qui succédera le fils en 2001.
« Par rapport à cette crise de légitimité, la Constitution du 18 février a su jouer son rôle de ciment de la nation et continue à le faire. Tous les segments de la population, même ceux qui ont voté non soutiennent des deux mains en ne veulent rien entendre en termes d’une quelconque modification ou un changement. KANDOLO M.
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