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* Par ailleurs, Tshisekedi junior s’arc-boute sur sa thèse d’une nouvelle Transition sans Joseph Kabila et invite le Conseil de sécurité des Nations Unies à s’assumer pleinement.

C’est très loin du pays que Félix Antoine Tshilombo a, pour une énième fois, parlé RD Congo. Contrairement à ses prestations européennes antérieures, Fatshi a cette fois-ci changé de tribune : l’Ecole de Hautes Etudes en Relations Internationales de l’Université John Hopkins de Washington. C’est donc devant une assistance ne maîtrisant ni intrigues ni enjeux politiques de la RD Congo, que le président du Rassop a parlé de la situation actuelle du pays.
" Tout projet de calendrier électoral non conforme à l’Accord du 31 décembre 2016 sera rejeté. De même que tout projet de référendum tendant à déverrouiller les dispositions intangibles de la Constitution du 18 février 2006 qui reconnait au peuple congolais, le droit de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui tente de prendre le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de ladite Constitution ", promet Félix Antoine Tshilombo.

Par ailleurs, Fatshi fait remarquer à son assistance qu’il existe une seule voie de sortie de crise politique actuelle en RD Congo. La solution, selon lui, est l’organisation d’une nouvelle Transition, mais sans l’actuel Président Joseph Kabila, comme Chef de l’Etat. Ce, à l’hypothèse de la non-tenue effective des élections dans les échéances convenues dans l’Accord de la Saint Sylvestre. C’est-à-dire au plus tard le 31 décembre prochain. "Pendant cette période transitoire, le pays sera géré de manière consensuelle par des personnalités éminentes chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles", ajoute-t-il encore. Pas nouveau.
"Joseph Kabila est le problème et non la solution ", renchéri Félix Tshisekedi, fils de son père. Comparant la situation actuelle de la RD Congo avec celle d’un navire qui fait naufrage, le numéro 1 du Rassemblement/Limete exhorte la Communauté internationale, principalement le Conseil de sécurité des Nations Unies, à s’assumer pleinement.
Dans sa lecture de l’impasse politique actuelle, l’héritier politique de feu l’opposant historique congolais souligne que "la non-application, par le Président Joseph Kabila, de l’Accord issu des discussions politiques directes du Centre interdiocésain, en est la principale cause. "
Pour Félix Tshisekedi, après le 31 décembre prochain, l’actuel chef de l’Etat Joseph Kabila cessera d’être un interlocuteur valable et crédible. Pour les élections à venir, le Rassop, par la bouche de son président, estime que celles-ci devront être organisées par une Commission électorale nationale indépendante (CENI) complètement restructurée, estimant que l’actuelle Centrale électorale a perdu son indépendance.
Ci-dessous, l’extrait de l’adresse de Félix Tshisekedi en rapport avec la « Feuille de route pour une sortie de crise ». Grevisse KABREL

NOTRE FEUILLE DE ROUTE POUR UNE SORTIE DE CRISE
Depuis quelques temps Monsieur Joseph Kabila et ses partisans, y compris la Commission Electorale Nationale Indépendante, qui a totalement perdu de son indépendance, distillent divers signaux pour mettre en doute l’organisation des élections présidentielles et législatives à l’échéance convenue du 31 Décembre 2017 et tentent d’accréditer la thèse d’un report additionnel des échéances électorales.
Seule l’alternance politique par voie des élections libres, transparentes et crédibles peut garantir la paix et la stabilité auxquels les Congolais aspirent. C’est cet élément de légitimité et de confiance qui permet de créer un climat propice aux investissements.
C’est pourquoi j’ai, en compagnie de quelques leaders politiques dont Monsieur Moise Katumbi et ceux de mouvements citoyens, signé à New York le 18 septembre dernier, une déclaration politique à l’intention des représentants des peuples réunis au sein de l’Assemblée générale de l’ONU, - qui rappelle par ailleurs les points saillants de la feuille de route du Rassemblement et du Manifeste du Citoyen élaboré par la Société Civile Congolaise dans les termes suivants :
1. Par sa responsabilité dans le non-respect de la Constitution et sa mauvaise foi dans la mise en œuvre de l’Accord du 31 décembre 2016 en vue de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, Mr Joseph Kabila s’est disqualifié en tant que Président de la République et cesse d’être un interlocuteur valable et crédible.
2. Pour prévenir le vide juridique et le chaos qui se profilent à l’horizon devant la perspective de la non-tenue des élections le 31 décembre 2017 au plus tard, nous exigeons une période intérimaire sans Mr Joseph Kabila, désormais illégal et illégitime. Cette période devra être conduite par des personnalités éminentes consensuelles chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles qui ne sont pas possibles ni avec Mr Kabila, ni avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans sa configuration actuelle.
3. Notre peuple reste attaché à sa Constitution et rejettera par tous les moyens pacifiques tout projet de calendrier électoral qui ne serait pas conforme à l’Accord du 31 décembre 2016, et tout projet de référendum constitutionnel tendant à déverrouiller les dispositions intangibles de la Constitution relatives au nombre et à la durée du mandat du Président de la République à travers l’inféodation de la Cour constitutionnelle. Car, le peuple congolais comme tous les autres peuples du monde a un droit inaliénable à la démocratie, au développement et à la paix. L’article 64 de notre Constitution impose à tout Congolais le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la Constitution.
4. Tout en les remerciant pour leurs efforts, notamment à travers la Résolution 2348 du 31 Mars 2017, nous demandons aux membres de la communauté internationale, spécialement à ceux du Conseil de Sécurité qui portent la principale responsabilité dans le maintien et la sauvegarde de la paix et de la sécurité internationales, de s’assumer pleinement au regard de la détérioration constante de la situation en République démocratique du Congo, en vertu des pouvoirs que leur confère le Chapitre VII de la Charte de l’ONU.
Mesdames et Messieurs les Professeurs,
Distingués Membres du Corps Académique,
Distingués Etudiants et Invités,
Mesdames et Messieurs,
Je vous remercie de l’attention que vous m’avez accordée. Je me tiens à votre disposition pour écouter vos avis et répondre aux questions.
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