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Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies s’est appesanti mardi 26 septembre, à Genève, sur la situation des droits de l’homme en RDC. Dans un nouveau rapport annuel, les autorités de Kinshasa sont directement reprochées pour les vagues de répressions meurtrières menées dans le pays. Des répressions qui pour cet organe onusien sont le fruit d’un « manque de volonté politique » d’autant plus qu’insiste le rapport, Kinshasa ne veut pas réellement « poursuivre un processus démocratique pacifique ».

« Peu de choses ont été faites pour mener des enquêtes crédibles, impartiales et indépendantes sur les graves violations des droits de l’homme commises par les forces congolaises de défense et de sécurité », rapporte l’organe onusien. Tout en insistant que le Conseil des droits de l’homme des Nations unies regrette que Kinshasa ne se soit pas saisi des informations transmises au sujet des 87 fosses communes recensées dans le Kasaï, et que l’action des forces congolaises, avec un usage jugé « disproportionné » de la force, ait conduit à « l’une des pires crises humanitaires du monde » : 5 000 morts et 1,6 million de déplacés et réfugiés en un an, selon l’organe onusien.

Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et chef de la mission onusienne en RDC (Monusco), a demandé la mise en œuvre de procédures judiciaires. « L’impunité chronique ne fait qu’encourager la violence », a-t-il souligné. « Des mesures fortes seront requises, a-t-il poursuivi, de la part du gouvernement afin de traduire en justice les éléments des groupes armés, de la police nationale et des FARDC impliqués dans des violations des droits de l’homme, y compris ceux ayant des responsabilités à tous les niveaux de la chaîne de commandement. Mettre fin à l’impunité doit être une priorité pour le gouvernement congolais et la communauté internationale. »

A Kinshasa, ce nouveau rapport n’est pas bien digéré. Aussitôt saisie de l’affaire, la Ministre des Droits humains congolais est montée au créneau pour rétorquer à ces nouvelles accusations.

« Le tableau brossé sur les droits de l’homme dans mon pays est tellement sombre que l’on donne l’impression qu’il n’y a plus d’espace pour respirer en République démocratique du Congo. Et pourtant, on y respire, on y exerce des activités économiques, des enfants vont à l’école, les ONG exercent leurs activités, et même près de 600 partis politiques et une soixantaine de chaînes de télévision fonctionnent en toute liberté. », a réagi Marie-Ange Mushobekwa

Sur la situation politique et sécuritaire, la ministre précise que « l’accord du 31 décembre 2016 est en train d’être mis en œuvre ». Et rappelle que le président Kabila a confirmé à l’Assemblée générale de l’ONU que « les élections auront bel et bien lieu. Mais ça sera, ajoute-t-elle, sans interférences étrangères.

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