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* Par ailleurs, cet activiste des droits de l’homme de renommée avérée, s’est recueilli sur la tombe de feu Floribert Chebeya, son ancien compagnon de lutte.

Pour les prochaines élections, les Congolais devront également compter sur la participation de Guillaume Ngefa. En séjour à Kinshasa, le fondateur de l’Association congolaise de droits de l’Homme (ASADHO), a pris sa carte d’électeur vendredi 1er septembre au centre d’enrôlement de l’Athénée de la Gare. Au-delà de son caractère symbolique, l’enrôlement de l’initiateur de l’ex-Azadho a aussi le mérite d’être un acte d’intérêt politique réel.

Très loin du chauvinisme qui caractérise certains acteurs politiques, Guillaume Ngefa, lui, reste patriote. Le fait d’obtenir une carte d’électeur en dit plus qu’un long discours. « J’ai obtenu ma carte d’électeur en vue d’exercer mon devoir de citoyen. Je respecte les lois nationales. Je pose des actes conformément à la loi et je réaffirme mon attachement aux valeurs démocratiques et à l’intérêt général. Et, enfin, je réitère mon attachement à la RDC »,déclare-t-il à la presse.

RECUEILLEMENT A LA TOMBE DE F. CHEBEYA
Après qu’il a obtenu sa carte d’électeur, Guillaume Ngefa s’est aussitôt rendu au cimetière de Benseke Futi pour se recueillir sur la tombe de son ancien compagnon de lutte, feu Floribert Chebeya. Larmes chaudes dans les yeux, il s’incline pendant quelques minutes devant la tombe et dépose sa gerbe de fleurs. Très ému, Guillaume Ngefa a eu du plomb sous les pieds pour quitter le cimetière. Il s’accroupit et touche affectueusement la dalle qui surplombe le caveau où repose pour l’éternité, le corps de son illustre collègue et ami. Manière aussi, de lui renouveler son hommage.
« C’est moralement incorrect », déclare-t-il dans une voix assortie de trémolos. L’émotion est encore vive sur le visage de Guillaume Ngefa. Comme s’il venait à peine d’apprendre la triste nouvelle d’assassinat de Floribert Chebeya ! Quand la presse lui demande pourquoi avoir programmé une visite à la tombe de Floribert Chebeya, Guillaume Ngefa répond sans le moindre atermoiement. « Floribert Chebeya et moi, sommes parmi les précurseurs des mouvements des Droits de l’Homme en République du Zaïre. Nous avons fondé l’ex -AZADHO dans la clandestinité sous la dictature de Mobutu. Nous nous sommes connus avec Chebeya pendant que nous étions encore étudiants. Nous avons cheminé ensemble avec Chebeya pour le renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit et de la promotion des droits de l’homme dans ce pays. Nous avons travaillé ensemble » explique-t-il.
Par ailleurs, cet infatigable défenseur de la cause des sans voix dans l’ex-Zaïre, évoque des raisons de filiation. Sans doute pas au premier degré. « Lorsque j’avais reçu cette mauvaise nouvelle du décès de Floribert Chebeya, je me retrouvais encore à l’extérieur du pays dans mes fonctions. Il est donc tout à fait normal que je puisse, ce jour, venir m’incliner devant sa tombe, faire la révérence nécessaire et aussi poser un acte familial. Car Floribert chebeya fut à la fois un ami et un frère. A travers ce geste, je veux encourager ceux qui perpétuent son œuvre de défendre les droits de l’homme dans notre pays… », Conclut-il.

UN TANDEM DE CHOC PRO « DROITS DE L’HOMME »
Absent du pays depuis deux décennies, Guillaume Ngefa preste à ce jour, au sein de l’Organisation des nations Unies (ONU) en qualité de directeur de la Division « Droits de l’homme » de la Mission des Nations unies au Mali (MISMA). Pas tout. Sur son très long parcours dans la défense des droits de l’homme, le président co-fondateur de l’Azadho a eu également à apporter son expertise dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Il a également exercé en Guinée Bissau, au Sénégal et à Genève.
Dans certains milieux politiques, et même de la Société civile, Guillaume Ngefa était souvent considéré comme le frère siamois de feu Floribert Chebeya. Non sans raison, quand on sait que les deux personnages ont incarné la lutte pour la défense des droits de l’homme sous le régime répressif de feu maréchal Mobutu. Ce, au travers d’une structure de renommée avérée, labellisée Association zaïroise de droits de l’homme (AZADHO). Depuis, en matière de droits de l’homme, Guillaume Ngefa et son ancien compagnon de lutte avaient évolué dans une espèce de convergences parallèles avec les dirigeants politiques de la Deuxième République. Pour si peu que la métaphore ne paraisse excessive, Guillaume Ngefa et Floribert Chebeya auront été ce que fut le célèbre trio du Quartier latin, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon Gontran Damas en 1930, dans le combat pour les droits de l’étudiant Noir à Paris.
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