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Revue de presse du mercredi 27 septembre 2017
La presse de Kinshasa relaie l’interview de Moïse Katumbi sur la chaîne française France 24 et sa position en rapport avec l’organisation des élections présidentielle et législatives.
Le Potentiel rapporte que, pour l’ancien gouverneur du Katanga, le président Kabila ne rassure plus. « Nous n’allons pas négocier avec le président Kabila », tranche Katumbi, confirmant à l’occasion son retour imminent en RDC pour tirer le peuple congolais du gouffre de la dictature.
Avec le président Kabila, promet-il, tout s’arrête le 31 décembre 2017. « Le 31 décembre 2017, tous les Congolais et Moïse Katumbi, nous serons sur le territoire congolais pour faire partir le président Kabila », prédit l’opposant congolais.

Moïse Katumbi estime néanmoins que si Joseph Kabila accepte de quitter le pouvoir, il faudra lui accorder l’immunité en sa qualité de sénateur à vie, note le journal : « Je ne suis pas d’accord avec le fait que l’on puisse poursuivre un ancien président et son entourage ».

Cas.info de son côté titre : « processus électoral : Katumbi promet la rue pour évincer Kabila ». Le site d’information fait remarquer que Moïse Katumbi, qui parle d’un « coup d’État constitutionnel », indique que si les élections ne sont pas organisées en décembre 2017 conformément à l’accord de la CENCO, il va mobiliser la population.

« Nous allons le chasser, nous allons faire appel à la rue car la Constitution le permet. S’il n’y a pas élections, le président Kabila doit partir le 31 décembre. Et nous allons faire appel à la rue, parce que la Constitution le permet, [dans son] article 64», a-t-il affirmé.

L’autre sujet qui intéresse les tabloïds kinois c’est l’organisation d’un éventuel troisième dialogue.

L’Avenir rapporte que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) n’est pas prête à présider un éventuel 3è dialogue qui, à l’en croire, irait dans le sens de saper l’accord de la Saint Sylvestre. Le président de la CENCO, Mgr Marcel Utembi Tampa, l’a affirmé depuis Bruxelles, au cours d’une conférence de presse au siège du Réseau européen pour l’Afrique centrale (EURAC).

Selon lui, c’est une question de logique et de cohérence : « Nous sommes logiques et cohérents envers nous-mêmes. L’Accord du 31 décembre souffre de sa mise en œuvre à 90%. Nous ne pouvons pas piloter un 3è dialogue alors que le précédent n’est pas appliqué », indique le quotidien.

Le Phare de son côté révèle que Mgr Fidèle Nsielele, co-animateur de la même conférence de presse, s’est montré très critique à l’égard de la classe politique congolaise, dont le péché mignon est le non-respect des engagements et le vagabondage politique.
« A voir la délinquance de l’homme politique congolais, un autre dialogue irait dans le sens de saper l’accord du 31 décembre 2016. C’est possible de sortir de la crise sans un autre dialogue ».

Le Potentiel s’intéresse aussi au rapport annuel du Conseil des droits de l'homme des Nations unies qui s'est réuni mardi 26 septembre à Genève, avec au programme le rapport annuel sur la situation des droits de l'homme en RDC.

L’ONU est «gravement» préoccupée par l’utilisation de la force létale par les forces de sécurité de la République démocratique du Congo lors de la répression lundi 25 septembre d’une manifestation ayant fait un mort et plusieurs blessés dans l’est du pays, renseigne le journal. Le chef de la mission de l’ONU en RDC, M. Maman Sidikou, fait état d’une fillette de 8 ans atteinte par une balle perdue qui lui a été fatale» ajoutant que «selon des rapports crédibles reçus par la MONUSCO, des pertes supplémentaires sont à déplorer».
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