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Patrick Nkanga, conseiller politique du président de la République, était dans la délégation qui a accompagné Joseph Kabila à la 72è assemblée générale des Nations Unies à New York.
Il nous a reçus dans son bureau le vendredi 29 septembre pour expliquer la portée de ce voyage hautement diplomatique.
Pour Nkanga, contrairement à ce que certains disent » le président Kabila n’est pas isolé diplomatiquement « .
Le fait que Joseph Kabila ait rencontré Georges Soros et Herman Cohen notamment, ses plus virulents détracteurs, prouvent que le président est un démocrate qui à l’esprit ouvert au dialogue dans le respect, d’après son conseiller politique.

Pour Nkanga, la frange de l’opposition extrémistes a subi un cinglant échec car ses thèses n’ont reçu un écho favorable alors que le discours présidentiel a été bien accueilli.
Joseph Kabila est la personne-clé sur toutes les questions qui intéressent la RDC pour plusieurs décennies, selon Patrick Nkanga.

(Ci-dessous l’entretien avec 7/7)



7/7 : En marge de la 72e Assemblée générale de l’ONU, il s’est observé une intense activité diplomatique autour du président Kabila. Ce ballet diplomatique est-il inspiré par la peur ou l’espoir que suscite la crise politique en RDC?
P.N: La République Démocratique du Congo est un grand pays, il ne s’agit pas que de sa superficie lorsqu’on dit cela. Il en va de la place qu’elle occupe dans la géopolitique et géostratégie mondiale.
Il est de ce fait normal, que plusieurs veuillent entendre, au-delà des élucubrations et des incantations irréalistes, ce qu’il en est de la situation politique réelle, de celui qui en est le Gestionnaire et qui maîtrise minutieusement les dossiers, le Président de la République.
Et cela prouve de manière indélébile, contrairement à ce que certains disent, que le Président Joseph Kabila n’est pas isolé diplomatiquement.
7/7 : Plus d’une heure d’entretien entre le premier ministre belge Charles Michel et le chef de l’État, en l’absence de Didier Reynders, qu’ont bien pu se dire les 2 personnalités sachant que la RDC et la Belgique entretiennent des rapports tendus?
PN: Je ne sais pas vous le dire, c’était un « Huit Clos », entre deux hommes d’Etat, entre le Chef de l’État de la RDC et le Chef du Gouvernement Belge. Ce que l’on puit dire; les rapports entre la RDC et la Belgique ne sont pas foncièrement tendus. Seulement, il existe des personnalités belges intéressées qui veulent que cela paraisse ainsi. Nous avons une histoire avec la Belgique, c’est un fait inextricable. Il sied simplement d’actualiser nos rapports, les dédier à une vraie coopération entre deux Etats qui se respectent, l’échange entre le Président de la République et le Premier Ministre Charles MICHEL, nous conduira certainement vers une « renormalisation des rapports étatiques ».
En ce qui concerne, le Ministre Reynders, je pense que lorsqu’on est responsable des affaires étrangères dans un État, on est astreint à des usages et des pratiques, on privilégie les intérêts de l’État avant les siens. Souvent, il se fait percevoir comme étant très subjectif et ayant des penchants au sein de la classe politique. Ce qui lui ôte la « perception » de neutralité.
7/7 : Pourquoi le président de la République a-t-il refusé de recevoir le ministre belge des affaires étrangères alors qu’il a reçu ses détracteurs les plus virulents: Herman Cohen et Georges Soros notamment?
P.N: Le Président de la République est un Homme d État, il ne s’agit pas d’une inimitié personnelle, dès l’instant où son Chef était reçu. Tous les sujets concernant les deux États pouvaient être évoqués. Son absence, n’a de ce fait, restreint la portée des discussions. Ne dramatisons pas les choses, au risque de dire que le Royaume de Belgique est synonyme à M. Ryenders. L’essentiel c’est la relation entre les deux États.
7/7 : En recevant Cohen et Soros, quel message Joseph Kabila veut-il bien envoyé à la communauté internationale voire nationale?
P.N : Il est ouvert à l’échange, mais pas à la compromission. Le Président Joseph Kabila n’est pas seulement un démocrate sur le plan de la sémantique, mais plus, sur le plan de l’état d’esprit, il l’est foncièrement. Donc ouvert aux échanges, qui se font dans le respect mutuel, et ce même avec ces virulents contradicteurs, c’est une qualité rare, très rare.
7/7 : Qu’est-ce qui explique cet engouement de la part des personnalités éminentes de la communauté internationale à vouloir être reçues en audience par le président Kabila?
Il suscite de l’intérêt. Il connaît le Congo, ainsi que ses problèmes. C’est la personnalité-clé sur toutes les questions relatives à notre pays et ce pour les prochaines décennies encore. Ses avis demeureront prépondérants pour l’avenir du Congo. Tous le savent. L’engouement est normal.

7/7: Kabila après New York s’est rendu en Angola à l’investiture du nouveau président. Les relations entre la RDC et l’Angola sont elles au beau fixe?
P.N: Nos relations d’avec l’ Angola sont fondées sur une longue histoire commune. Étant du PPRD, je peux vous rassurer que même au niveau de nos deux partis respectifs, les relations sont plus que chaleureuses. Le Président de la République a assisté à l’investiture du Président d’un pays ami, d’un pays frère.
7/7: Le président Kabila a promis la ratification de l’accord de Paris sur le climat. Est-ce une façon d’amadouer Macron et d’isoler la Belgique dans son approche à résoudre la crise politique en RDC?
Je pense qu’il s’agit d’une démarche de conviction. Le Chef de l’État est épris des questions environnementales. Comme vous le savez, il est très attaché à la terre.
7/7: Dialogue à l’international, Kabila en est capable. Dialogue à l’interne, c’est le statu quo?
Qu’entendez-vous par statu quo? Les choses évoluent avec ceux qui veulent évoluer. Les extrémistes sont enclins à la surdité volontaire, ils se cramponnent sur des options irréalistes. Le temps pour eux de se rendre compte de la faiblesse de leurs démarches, le Président de la République est tout disposé à discuter avec les congolais qui veulent de l’avancement de ce pays.
7/7: Quelle leçon tirée de la tournée diplomatique du président Kabila et surtout comment la communauté internationale a accueilli son discours?
Je pense que le Président de la République a fait part des avancées, mais aussi des difficultés, et cela est une bonne chose. Le Président de la République a démontré que c’est une personne d’ouverture, contrairement à ceux qui veulent le présenter comme une personne voulant vivre en autarcie.
Seulement, il tient à ce que l’on respecte notre pays, comme un État souverain, qui a sa singularité, sa sociologie et ses modes de résolutions de conflits. La communauté internationale, a cerné, la quintessence de la problématique congolaise. Les positions extrémistes portées par une frange de l’Opposition et de la société civile n’ont reçu aucun écho favorable, c’est un cuisant échec pour les tenants de la théorie du Chaos.
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