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Le n° 1 de la capitale a déclaré craindre que la proximité du lieu du meeting avec le siège des Fonus de Joseph Olenghankoy, leader de l’aile dissidente du Rassop/Limete, ne soit perçue comme une provocation.

Alors qu’ils avaient informé l’autorité urbaine depuis le 21 août de la tenue le 3 septembre d’un meeting populaire dans l’espace compris entre le boulevard triomphal et l’avenue de l’enseignement dans la commune de Kasa-Vubu, le Rassemblement/Limete s’est vu refuser, la veille, d’organiser cette activité politique. Une lettre du gouverneur de la ville-province de Kinshasa datée du 31 août dernier intime l’ordre aux organisateurs de surseoir cette activité non autorisée pour diverses raisons. André Kimbuta évoque dans sa correspondance, entre autres, les tristes évènements ayant secoué la capitale les 19 et 20 septembre 2016, lesquels évènements ont motivé la décision de l’autorité urbaine portant interdiction des meetings dans des espaces ouverts, à cause des morts et autres dégâts matériels importants occasionnés. Cette décision, a-t-il rappelé, est toujours de stricte application astreignant ainsi les initiateurs des manifestations publiques à les faire dans des espaces fermés.

L’autre raison évoquée par André Kimbuta pour justifier sa décision d’interdiction du meeting du Rassop/Limete tient au fait que l’aile dissidente de Kasa-Vubu lui aurait adressé la même requête en date du 24 août l’informant de la tenue à la même date et au même endroit d’un meeting. L’autorité urbaine déclare craindre que le meeting du Rassop/Limete ne puisse dégénérer étant entendu que le site choisi se trouve juste à quelques mètres du siège des Fonus, l’un des partis phares du Rassop/Kasa-Vubu que dirige Joseph Olenghankoy. Ce dernier passe pour un traitre aux yeux des militants du Rassop/Limete qui, dans la foulée, pourraient être amenés à attaquer le siège de son parti. « J'ai tout lieu de craindre que votre prestation en ces lieux puisse passer pour une provocation », a affirmé André Kimbuta. En outre, l'objet même du meeting, à savoir exiger la présidentielle d'ici à la fin de l'année et le départ du pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016, n’était pas non plus de nature à rassurer.

Des justifications qui ne tiennent pas la route selon, Martin Fayulu, un des cadres du Rassop/Limete, qui la juge d’antidémocratique. Au Rassop/Limete, l’on croit savoir que le pouvoir aurait utilisé Joseph Olenghankoy pour trouver le mobile tendant à le dédouaner dans sa décision. Une conviction qui tient au fait que la missive de l’aile dissidente est parvenue à l’autorité urbaine trois jours après celle du Rassop/Limete, ce qui prouve à suffisance que tout était concocté pour saborder cette initiative de l’opposition radicale en lui mettant les bâtons dans les roues. Loin de se laisser faire, le Rassop/Limete qui ne jure plus que par le départ de Joseph Kabila a carrément opté pour la radicalisation en affichant une détermination qui, d’après ses cadres, ne connaîtra de répit que lorsque la plate-forme aura arraché l'assurance de l'alternance par l'organisation des élections libres, démocratiques et transparentes. Aussi demande-t-elle à la population de se tenir prête pour exercer son devoir citoyen reconnu à l'article 64 de la Constitution afin de barrer la route à la majorité actuelle « qui veut se maintenir au pouvoir en violation de la Constitution ».

Alain Diasso
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