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À la marge de l'Assemblée Générale des Nations Unis, le Président Congolais Joseph Kabila a multiplié les rencontres inattendues. Très active avant l'arrivée de Joseph Kabila, la diplomatie congolaise a réussi à faire de ce court voyage un événement.

"Le Chef de l'Etat est un peu comme un lion, il ne fait rien sans être sûr du résultat final." Explique un membre de la délégation congolais à New-York. En effet, la venue de Joseph Kabila à la 72e Assemblée Générale des Nations Unis n'était pas au programme. Sauf que l'équipe qui l'avait précédé, s'était donné pour mission de réussir la "mission impossible".

Pour y parvenir, il eu fallu présenter à Joseph Kabila une liste de personnalités politiques ou économiques dignes de replacer le Président congolais au centre des discussions bien qu'il a déjà dépassé son mandat constitutionnel de 9 mois.

Le Président Guinéen et actuel Président de l'Union Africain, Alpha Condé, le Premier Ministre Belge Charles Michel, la procureure de la CPI Fatou Bensouda, puis les lobbyistes Herman Cohen et surtout la cerise sur le gâteau le milliardaire George Soros étaient une raison suffisante pour voir Joseph Kabila à New-York.

De toutes les rencontres réalisées à New-York, peu de chose ont filtré. Mais voir Soros être reçu par Kabila est "un coup porté à l'opposition qui était nourrie par le milliardaire américain." se rejoint notre source diplomatique. "Ils pensaient que dîner avec le ministre des Affaires étrangères Belges ou prendre des selfies avec des députés européens étaient suffisant pour écarter le Chef de l'Etat. Ils ont oublié qu'avant de parler politique, un homme comme George Soros est avant tout un homme d'affaires." Conclut-il.

George Soros, connu pour son soutien aux différents mouvements citoyens qui se multiplient en Afrique, n'a jamais caché son désir de voir Joseph Kabila quitter le pouvoir. Il n'a pas hésité via sa fondation Open Society a soutenir les mouvements citoyens Lucha et Filimbi.

Pour faire revenir l'homme d'affaires à des meilleures intentions, la diplomatie congolaise a fait jouer le carnet d'adresses d'Albert Yuma, Président des Patrons Congolais, qui a fini par convaincre Soros de venir à la rencontre de Joseph Kabila.

Si rien n'a filtré sur le contenu de la rencontre entre Joseph Kabila et George Soros, il est à constaté que les intérêts financiers de ceux qui se disent les amis du Congo passeront toujours avant ceux des Congolais.

Roger Musandji
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