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Après le discours du Chef de l’Etat devant l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, à New York, les acteurs politiques congolais de l’Opposition ont réagi à ses propos. L’Honorable Laurent Batumona, Président du Mouvement de Solidarité pour le Changement, Membre du Comité des Sages du Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au changement, aile Limete, et Président du Front du peuple, n’est pas resté silencieux. L’élu de la Funa n’a pas trouvé satisfaction. Non seulement parce que la salle était vide, mais aussi parce que, dit-il, le contenu du discours était très paradoxal. L’espoir qu’a fait naître l’Accord de la Saint Sylvestre contraste avec ce que Joseph Kabila a indiqué dans son discours ‘‘on ne peut plus creux’’. Le moment, a-t-il commenté, nous oblige à une hauteur pour permettre à la population de quitter l’étape de la pauvreté indescriptible et embrasser un minimum de vie humaine acceptable.

Les questions qui préoccupent les Congolais sont de deux ordres. Premièrement, l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre qui oblige l’organisation des élections en décembre 2017. Aujourd’hui, dans le discours du Président Joseph Kabila, il est à noter, selon l’Honorable Batumona, que le Chef de l’Etat ne veut pas appliquer cet accord qui, du reste, est un excellent choix fait pour baliser l’alternance par la voie des élections. Deuxièmement, le Président n’a pas parlé de son avenir politique, ni manifesté sa volonté à quitter le pouvoir. ‘’Le Président Kabila est resté superficiel et n’a pas abordé clairement les questions fondamentales essentielles de la situation politique, économique et sociale de la RDC et même avec ses partenaires’’.

Le Président du MSC note que la Constitution et l’Accord du 31 décembre 2016 sont menacés dans le fond. Par conséquent, il plaide pour la mise en application de cet Accord. ‘‘J’ai suivi le Président de la République ; il faisait son propre bilan dont je n’ai pas la même perception. A quelques mois du délai de 12 mois lui accordé par l’Accord de la Cenco, nous attendons la suite des évènements sur le terrain en ce qui concerne les élections à venir. Dans son discours, rien n’est précis, il a été trop évasif’’, souligne Batumona Laurent.

Réagissant à une question du journaliste sur l’ingérence et le dictat que le Président Joseph Kabila n’accepte pas, l’Honorable Batumona explique que c’est un non sens. ‘’Il a toujours parlé de cette ingérence. Mais, quand il s’agit de solliciter les appuis budgétaires auprès du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale ou de la Banque Africaine pour le Développement pour la construction des routes, écoles, adduction d’eau potable et de l’électricité, là, il ne parle pas de l’ingérence. Sur ce chapitre de l’ingérence, ajoute l’Honorable Député, que faut-il dire de l’appui financier et logistique de l’ONU pour les élections de 2006 (…). Ne sont-ils pas aussi de l’ingérence ? S’est-il interrogé. Bien plus, ‘’depuis 2016, Joseph Kabila a toujours été évasif même quand il réagit dans les médias internationaux’’. Il rappelle, dans ses commentaires, son discours devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès sur l’état de la Nation et celui du 30 juin sur la commémoration de notre indépendance qui, à l’en croire, n’avaient pas convaincu les Congolais.

Sur les élections, il a évoqué d’énormes difficultés notamment, financières et logistiques mais au même moment et sur la même tribune il s’insurge contre l’ingérence et le dictat. Comment expliquer cette assertion ? ‘’Joseph Kabila ne veut pas organiser les élections dans notre pays. C’est là que nous disons avec Kabila, nous n’irons pas aux élections. Et nous appelons notre peuple à la vigilance tous azimuts et à éloigner la distraction.’’, recommande Laurent Batumona.
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