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*Grèves à profusion. Chute du Franc congolais. Affaire Carburant. Puis, paralysie dans les universités. Gestion de l’administration. Taux Budgétaire. Retard de paiement des fonctionnaires et agents de l’Etat. Les Députés de l’Opposition promettent de tout faire, pour pousser Bruno Tshibala à la porte de sortie.

C’est aujourd’hui, vendredi 15 septembre 2017, que s’ouvre la nouvelle session parlementaire. Députés et Sénateurs, après quelques mois de vacances, reprennent ainsi le chemin de l’hémicycle, au Palais du Peuple, à Lingwala. Ils sont devant plusieurs urgences. Donc, devant plusieurs défis. Les attentes des congolais sont tellement grandes que cette session qui, généralement, a toujours été consacrée à l’examen ainsi qu’à l’adoption de la loi de finances de l’exercice suivant, sera, cette fois-ci, dominée par des dossiers ayant un caractère hautement politique.

Les lois essentielles, telles que la révision de la loi électorale, l’adoption de la loi portant répartition des sièges, les questions de financement du processus électoral seront des matières parmi tant d’autres à traiter en mode d’urgence. Mais, pour y arriver là, certains Députés de l’Opposition, avant même l’ouverture solennelle de cette session, brandissaient déjà la menace d’interpellation de Bruno Tshibala. Ils disent que le tout nouveau locataire de l’Hôtel du Gouvernement devrait se justifier sur sa gestion, depuis qu’il avait été investi. Ils font valoir la décote du Franc Congolais, l’instabilité et la hausse généralisée des prix sur le marché, les dysfonctionnements doublés de la paralysie quasi-totale, de l’appareil de l’Etat dont les grèves dictent, désormais, un rythme saccadé vers la décrépitude.

Ces Députés de l’Opposition, derrière leur posture liée notamment, à la défense des intérêts du peuple, préparent, en effet, une motion de censure à ce sujet. La collecte des signatures est annoncée, dès le début de la session de telle sorte qu’elle soit conforme à la procédure édictée par le Règlement Intérieur.

Dans leur logique, comme la misère n’épargne personne, le Premier Ministre devrait s’expliquer, par exemple, sur la non-application du taux budgétaire fixé dans le budget 2017.

Et, ce n’est pas tout. Une autre pression qui sera montée en épingle pour chercher la tête de Tshibala, viendra de détails sur la mise en œuvre de la loi de finances 2017 dont il sera tenu de présenter, avant de passer au nouvel exercice, la loi de reddition des comptes.

Or, la où le bât blesse, c’est que les Députés et Sénateurs, eux-mêmes, ne sont pas hors du périmètre de retard des paiements. L’affaire du taux budgétaire les rattrape jusqu’à la moelle épinière. Le panier de la ménagère de leurs propres maisonnées en souffre autant que chez les citoyens lambda. De quoi, pour eux, porter haut l’étendard de la lutte pour tenter d’y entraîner, par la magie d’un large ratissage réalisé à la manière de fourmis, pour déculotter Tshibala avec le concours de certains Députés de la Majorité. Les arguments sont multiples, semble-t-il. Et, ils veulent les utiliser, pour en découdre avec l’actuelle équipe aux commandes de l’Exécutif National.

Dessous des cartes

Sur un autre registre, la surenchère née de l’imminence d’un nouveau dialogue ferait, par ailleurs, que cette équipe soit sacrifiée, même si, en revanche, elle démontrait qu’elle avait le cœur à l’ouvrage, dans l’accomplissement de ses missions, telles que reprises dans le discours-programme.

Donc, en clair, la donne politique serait un des facteurs déterminants, dans ce qui pourrait advenir en RD. Congo, avant le 31 décembre 2017. Quoi qu’il en soit, la tête de Tshibala, devant cette avalanche de pressions aussi bien internes qu’externes, reste exposée au danger ainsi qu’aux toquades résultant de l’évolution de tous les dessous des cartes.

LPM

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