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Le tribunal militaire de garnison de la Gombe, siégeant en chambre foraine à la prison militaire de Ndolo, a entendu vendredi le prévenu Feruzi Okondo, radiologue à l’hôpital de la Gécamines et représentant de l’église de Mukungubila à Kolwezi (province du Lualaba, sud-est de la RDC), arrêté à Kinshasa le 30 décembre 2013 dans l’affaire «ministère public contre les adeptes du prophète Mukungubila», accusés de participation à un mouvement insurrectionnel, assassinat, incendie, coups et blessures et séquestration.

Devant le prétoire, le prévenu Feruzi Okondo a nié avoir été informé par le prophète Mukungubila de son projet d’organiser une marche à Kolwezi dans le but de renverser le régime en place. Il a reconnu, par contre, avoir passé 48 heures dans la résidence du prophète durant son séjour à Kinshasa où, selon lui, il avait accompagné le corps d’un collège médecin décédé à Kolwezi, ajoutant que sa présence à Kinshasa n’avait rien à avoir avec les faits insurrectionnels des adeptes de Mukungubila. Feruzi Okondo a déploré à cette occasion ce qu’il appelle une «déformation» de ses déclarations contenues dans les procès-verbaux du ministère public.

L’organe de la loi a rejeté les derniers propos du prévenu, estimant qu’il est un homme lucide et qu’il cherche à se soustraire des poursuites judiciaires. Selon le ministère public, les procès verbaux qu’il avait signés librement «sans contrainte» attestent bel et bien qu’il avait reçu des instructions du prophète Mukungubila en rapport avec son projet d’organiser un mouvement insurrectionnel à Kolwezi.

La défense a estimé, pour sa part, que la procédure n’était pas régulière en ce qui concerne l’assignation de ses clients Paul-Joseph Mukungubila, Matthieu Mukenge et Maurice Mujinga, en fuite. Pour la défense, ces derniers n’étaient pas atteints par les assignations et de ce fait, elle a demandé au tribunal de surseoir à l’instruction du dossier.

L’organe de la loi a rejeté cette demande, la qualifiant de «manœuvres dilatoires» tendant à retarder la procédure. Il a soutenu avoir déjà requis le défaut en ce qui concerne ces trois prévenus, considérés comme «défaillants» en vertu de l’article 327 du code judiciaire militaire et a sollicité du tribunal l’instruction du fond de la cause. La prochaine audience est fixée à la huitaine.
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