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*Sur les hauteurs de Mont-Ngaliema, plus précisément, à la Cité de l’Union Africaine, sous les auspices de l’ex-Premier Ministre Togolais Edem Kodjo, un Accord fut signé, le 18 octobre 2016, à l’issue d’âpres travaux auxquels, plus de trois cents participants issus de toutes les composantes et sensibilités politiques, de toutes les corporations essentielles ainsi que des représentants des provinces, du pouvoir coutumier et du corpus institutionnel, prirent part. Aujourd’hui, une année après, Samy Badibanga Ntita, l’ex-Premier Ministre désigné à la faveur de cet Accord du 18 octobre 2016, ainsi que d’autres principaux signataires, veulent sonner le tocsin, à en tirant des leçons politiques. L’heure est à l’évaluation du processus électoral sous le prisme de cet Accord du 18 octobre 2016 dont le mérite, à leur avis, n’est plus à démontrer. L’événement s’annonce, donc, de taille, dès lors que ce jour-là, les limites de l’Accord du 31 décembre 2016 qui fait crier les Evêques à travers le monde et dont la mise en œuvre devient, pratiquement, une équation ardue, seront étalées au grand jour. Samy Badibanga promet de crever l’abcès. L’Accord du 18 octobre prévoyait, par exemple, un léger dépassement, jusqu’à fin avril 2018, pour la tenue des élections en RD. Congo. Alors que celui du 31 décembre 2016, les projetaient, sans tenir compte des raisons techniques, à fin décembre 2017. Aujourd’hui, des mois sont passés. Et, très bientôt, ce sera une année supplémentaire, qui sera perdue inutilement, constate-t-il, d’entrée de jeu. Evénement Annonce confirmée. Rendez-vous est donc, pris, à une date qui sera fixée incessamment. Samy Badibanga Ntita et ses compères signataires de l’Accord du 18 octobre 2016 se souviennent aujourd’hui, de l’acte posé à la Cité de l’Union Africaine, sous la barbe d’Edem Kodjo, le Facilitateur désigné par l’UA et appuyé par un Groupe International d’Accompagnement au Dialogue. En son temps, cet Accord visait les aspirations profondes du peuple congolais, en ce qu’il était adapté aux paramètres techniques et à toutes les contraintes dont la CENI avait parlés, lors de la tenue de ces assises. Outre les élections, prévues jusqu’à fin avril 2018, au plus tard, cet Accord prévoyait également les mesures de confiance, la décrispation politique, l’activation de la vie politique, en termes de consécration des libertés fondamentales en matières de manifestations publiques, des libertés d’opinions, d’expression ou de presse. Les options sur le fichier électoral dont il fallait faire la refonte totale et la séquence des élections, furent levées à la Cité de l’Union Africaine, à l’exception de quelques retouches. Puis, dans son volet pratique, cet Accord fixé, par ailleurs, un dispositif assorti de la possibilité de trouver les moyens matériels, logistiques, humains ou financiers à l’interne ou, même, auprès de la communauté internationale, pour la concrétisation du processus électoral. Parmi les autres résolutions pertinentes, il y avait aussi, la dimension consécutive à la sécurisation du processus électoral, avec le concours bienveillant de toutes les organisations régionales ou internationales qui le pouvaient. Contrairement à l’Accord du 31 décembre 2016 qui, lui, a figé ses résolutions autour des individus et des moyens internes, du reste, insuffisants, celui de la Cité de l’Union Africaine, soutiennent ses signataires, paraissait comme étant le point par lequel, le détonateur de l’organisation des élections devrait être déclenché. Recadrage ? Quoi qu’il en soit, la vérité étant têtue, les choses n’ont pas évolué. Les tentatives du recadrage de l’Accord du 18 octobre 2016 au Centre Interdiocésain, par une poignée de personnes en lieu et place de plus de trois cents participants, ont conduit le pays vers la nouvelle impasse, aujourd’hui, perceptible à l’horizon fin décembre 2017. Les élections n’auront pas eu lieu. Le Premier Ministre, voulu, à tout prix, dans la lignée de ceux qui n’avaient pas été à la Cité à l’Union Africaine, est sorti ailleurs mais, autrement que souhaité. Le CNSA, confié à Etienne Tshisekedi, dans l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016, est aujourd’hui entre les mains de quelqu’un d’autre. Que du temps perdu, jour pour jour. Alors que, dans l’entretemps, le processus électoral est resté tétanisé. Unité d’actions L’unique thérapeutique de choc que propose Badibanga consiste, pour l’Opposition, face à toutes les manœuvres de la CENI, à se refaire en bloc dur. L’Opposition, loin s’en faut, tant qu’elle sera divisée, elle ne saura jamais dépasser ses clivages et malformations d’hier, pour imposer ses marques sur l’échiquier politique congolais. D’où, il en appelle à l’unité d’actions, pour organiser la résistance lorsque celle-ci s’avèrera nécessaire.
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