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Une image vaut mille mots. Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi ont bien assimilé le dicton. Les deux leaders du Rassemblement ont affiché leur complicité dans un cliché publié sur twitter dans la nuit de lundi à mardi. Le lieu et les circonstances de la photo n’ont pas été révélés. Mais pour les deux principaux opposants à Joseph Kabila, le message est plus qu’éloquent en ce « sprint final » de la crise politique qui tient le pays par la gorge.




La complicitée affichée de deux hommes les plus en vue du paysage politique congolais intervient surtout dans un climat de spéculations et des « Fake news » en cascade. Entre celles donnant l’ex gouverneur du Katanga en mode panique, abandonné par ses troupes, et d’autres, plus persistantes, insistant sur une transition de deux ans qui serait en cours de préparation avec le fils du Sphinx de Limete en chef du gouvernement potentiel de ce long « glissement » éventuel.

Mais ni l’un ni l’autre ne souscrivent à ce schémas. En témoignent leurs toutes récentes sorties médiatiques. Invité de France 24 le 26 septembre dernier, le candidat du G7 à la présidentielle, toujours contraint à l’exil, ne mâchait ainsi pas ses mots pour rappeler qu’en cas d’absence d’élections d’ici au 31 décembre 2017 le chef de l’État serait contraint à partir. « Nous allons le chasser, nous allons faire appel à la rue car la constitution le permet », a-t-il promis. Pendant qu’aux États-Unis, au même moment,quasimemt, Félix Tshisekedi mettait en garde contre « tout projet de calendrier électoral non conforme à l’accord de la Saint Sylvestre » tout en réitérant sa thèse d’une transition « sans Joseph Kabila » dans la perspective de non élections.

Plongée dans une crise politique née du report des élections devant marquée la fin de deux mandats du chef de l’État Joseph Kabila en décembre 2016, la RDC reste suspendue à l’arrivée d’un calendrier électoral sans cesse renvoyé à « bientôt » par la commission électorale.

En visite à Kinshasa, le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki a provoqué une vive protestation de l’opposition après ses propos saluant l’engagement de la CENI à publier un calendrier électoral « dans les délais raisonnables les plus proches ». Pour le Rassemblement, « qu’il y ait élections ou pas, [Joseph] Kabila doit partir le 31 décembre 2017 », a réaffirmé la principale coalition de l’opposition.

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