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* Pour le ministre Ami Ambatobe, l’Accord de Paris offre de nouvelles opportunités financières au Pays.

Le Projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de Paris, au titre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, est envoyé au Sénat pour une seconde lecture. Ce, après son adoption hier jeudi 12 octobre, à la Chambre basse.

Bien avant l’examen, article par article, dudit projet de loi, le ministre de l’Environnement et conservation de la nature a répondu aux préoccupations des élus nationaux exprimées lors de la présentation de ce projet de loi. Ami Ambatobe est convaincu que cet Accord offre des avantages perçus sous plusieurs enjeux (politique, diplomatique, financier, énergétique et forestier).
L’adhésion de la RDC à cet Accord déjà adopté par plus de 195 Etats, est perçue comme le symbole de la cohérence et de la continuité de l’engagement politique tel qu’exprimé par le Chef de l’Etat ». « Aussi, le pays affirme-t-il son leadership régional et international qui l’inscrit en tête de peloton des pays faisant montre d’ambitions dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques », a souligné le ministre.

DES OPPORTUNITES FINANCIERES AU PAYS
Sur le plan financier, le ministre Ambatobe a soutenu que l’adhésionde la RDC à cette Convention, offrira de nouvelles opportunités financières pouvant lui permettre de concrétiser la mise en œuvre de ses contributions, déterminées au niveau national.
Selon lui, le Fonds Vert pour le climat dispose actuellement d’une capitalisation initiale de 10,2 milliards d’USD et sera renfloué par les pays développés afin de canaliser des financements climatiques équivalents à 100 milliards d’USD à partir de 2020, année prévue pour l’entrée en vigueur de l’Accord.
D’après le patron de l’Environnement, cette manne financière se présente indubitablement comme une opportunité à saisir pour le pays.
Par ailleurs, Ami Ambatobe a évoqué la mobilisation des institutions financières internationales, des agences des Nations Unies et des banques de développement multi et bilatérales, en vue de soutenir la réduction des émissions de Gaz à effets de serre et le renforcement de la résilience des populations les plus vulnérables.
Sur le plan économique, l’Accord de Paris devrait permettre d’attirer plus de financements verts qui affecteraient positivement l’économie nationale .

PLAIDOYER
Toutefois, Ami Ambatobe n’a pas manqué de rassurer les élus du peuple que la souveraineté du pays sera toujours garantie. Et l’accès des communautés aux ressources forestières restera sécurisé, a-t-il ajouté.
Avant de clore son propos, Ami Ambatobe a attiré l’attention de l’assemblée nationale sur le fait que le Fonds forestier national, qui a pour mission d’assurer le financement des opérations de reboisement, rencontre d’énormes difficultés qui le privent, à ce jour, de plus de 85% de ses ressources financières. Une conséquence due à la réticence des opérateurs miniers et agro pastoraux de ne pas s’acquitter de leurs obligations légales en matière de protection de l’environnement.
Le ministre de l’Environnement a profité de son passage à l’Assemblée nationale pour faire un plaidoyer en faveur de la taxe de déboisement, capitale pour la restauration des forets congolaises, de manière que celle-ci soit prise en compte dans tous les codes régissant les secteurs destructeurs des écosystèmes. A savoir les mines, les hydrocarbures et l’agriculture.
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