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Le Comité des droits de l’homme a examiné, hier après-midi et ce matin, le rapport de la République démocratique du Congo sur les mesures prises par ce pays pour donner effet aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, fait savoir l’organisation onusienne.

Présentant ce rapport, Mme Marie-Ange Mushobekwa, Ministre des droits humains de la République démocratique du Congo, a insisté sur l’engagement du Gouvernement congolais à renforcer la politique de « tolérance zéro » face aux crimes de violence sexuelle. “Les progrès réalisés à ce titre sont remarquables, comme en témoigne une réduction de 85% de ces crimes ces dernières années“, a-t-elle fait valoir.
La Ministre, explique le communiqué du Conseil des Droits de l’homme, a ensuite indiqué que la justice congolaise ne ménageait aucun effort pour faire la lumière sur les circonstances exactes des crimes commis par un mouvement mystico-tribal dénommé Kamuina Nsapu, qui “s’est servi de la population civile – y compris d’enfants – comme bouclier humain et s’est attaqué aux personnes et aux édifices publics qui symbolisent l’autorité de l’État, semant la terreur et procédant à la décapitation d’agents des forces de l’ordre.”

En outre, la République démocratique du Congo attend dans les prochains jours l’arrivée de l’équipe d’experts des Nations Unies et de l’Union africaine pour l’application de la résolution 35/33 du Conseil des droits de l’homme de juin 2017 portant assistance technique à la République démocratique du Congo et l’établissement des responsabilités concernant les événements dans la région du Kasaï.

Mme Mushobekwa a d’autre part assuré que la RDC était résolument engagé dans le processus électoral, “comme en témoigne l’inscription de 22 millions d’hommes et de 20 millions de femmes sur les listes électorales“. La Ministre a précisé que la Commission nationale électorale indépendante avait quasiment fini d’enregistrer les électeurs. “Son retard dans cette démarche s’explique par la difficulté de procéder à l’enregistrement au Kasaï, qui représente 10% de l’électorat congolais et qui est, de plus, un fief de l’opposition. L’enregistrement devrait cependant être achevé dans les deux à trois mois et le calendrier électoral sera publié dans les jours qui suivent”, a-t-elle indiqué.

Les experts membres du Comité se sont pour leur part félicités des améliorations apportées au Code de la famille et de la création de la Commission nationale des droits de l’homme, ainsi que de l’amélioration très perceptible de la vie quotidienne en République démocratique du Congo.

Selon un autre rapport, émanant d’une organisation non gouvernementale, sur plus d’un an de conflit au Kasaï, plus d’un million et demi de civils ont été victimes de violences. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a recueilli pour sa part de nombreux témoignages de personnes déplacées par le même conflit et a établi qu’au moins 280 personnes avaient été tuées pour des motifs liés à leur appartenance ethnique.



Le Comité adoptera ultérieurement, à huis clos, ses observations finales sur le rapport de la République démocratique du Congo et les rendra publiques à l’issue de la session, qui doit s’achever le 10 novembre 2017.


politico.cd
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