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Les propos du ministre d’Etat Alexis Thambwe Mwamba lors la rentrée judiciaire à la Cour constitutionnelle et le blocage de la pétition contre le président de l’Assemblée nationale, sont jugés inacceptables au Mouvement du 17 Mai (M17), parti centriste proche de Kabila-père. Son leader Augustin Kikukama appelle le chef de l’Etat en sa qualité de garant du bon fonctionnement de toutes les institutions, à prendre des dispositions utiles pour sauver la démocratie.
En effet, lors de la rentrée judiciaire à la Cour constitutionnelle le 18 octobre dernier, Alexis Thambwe Mwamba, avait traité les magistrats du siège et du parquet de corrompus, des personnes à la recherche de 3V (Véhicule, Villa et Veste). Tandis qu’à l’Assemblée nationale, le président Aubin Minaku, a bloqué une pétition contre lui, en improvisant un ordre du jour à la plénière de samedi 21 octobre dernier pour passer cette pétition en l’absence des députés de l’opposition. En plus, mis personnellement en accusation, il ne s’était pas déporté comme l’exige le règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour laisser son adjoint diriger la plénière.
S’agissant de Thambwe Mwamba, le leader du M17 juge son discours inapproprié. Il remet en cause le principe sacrosaint de la séparation du pouvoir et jette l’opprobre à une institution tout à fait indépendante de son institution exécutive. Augustin Kikukama s’insurge du fait qu’Alexis Thambwe Mwamba voudrait revenir aux habitudes de la deuxième république où le ministre de la justice était le président du conseil judiciaire. Au M17, on juge contradictoire ses propos d’avec la déclaration de la RDC aux assises des droits de l’homme de l’Onu selon laquelle le pays a une bonne magistrature qui peut mener des enquêtes, des magistrats qui sont dans les institutions internationales comme en Centrafrique. Kikukama regrette du fait même que la parole ait été accordée à Thambwe Mwamba à cette cérémonie de rentrée judiciaire.
Quant à l’Assemblée nationale, Augustin Kikukama déplore que le règlement intérieur soit constamment violé au nom du principe de la Majorité. Pour lui, cette la  Majorité présidentielle veut imposer une démocratie à pensée unique: «Vous êtes nous, ça va. Vous n’êtes pas avec nous, on jette l’opprobre sur vous ou on musèle le débat à l’Assemblée nationale ». Ainsi, interpelle-t-il le chef de l’Etat entant que garant du bon fonctionnement de toutes les institutions, à prendre des initiatives pour remettre de l’ordre avant qu’il ne soit tard.
Agnelo Agnade 
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