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Ministre délégué près le Premier ministre, Jean Tshibangu Kalala a été l’invité, dimanche 8 octobre, de Top Congo dans sa désormais célèbre émission " Face-à-face ". Extraits. Grèves, élections, transition, 28 mesures... il n’y a pas de crise politique, Professeur Tshibangu Kalala. Est-ce que penser ou dire ce que vous dites est sage ? Ce que j’ai dit à propos de quoi ? Il n’y a pas de crise ? Il faut savoir d’où nous venons. L’année 2016 a été l’année de tous les combats et de tous les enjeux. Il y avait une crise politique aiguë, grave, qui a failli faire sombrer le pays dans une guerre civile. Il y a eu des cartons jaunes, des cartons rouges, les gens sont morts, le sang a coulé, etc. Au 31 décembre 2016, nous avons signé la paix des braves.On a dit qu’on va conclure un Accord où il n’y aura ni vainqueurs ni vaincus. Il faut trouver un compromis politique. La démocratie, c’est le dialogue et le compromis. Et nous avons trouvé un compromis politique, mais pas n’importe lequel. Un compromis intelligent. Nous avons dit ceci : le Président de la République, bien que hors mandat, reste en fonction jusqu’aux élections. Vous avez dit tout à l’heure que c’est la Constitution qui le dit. C’est l’Accord qui prime ou c’est la Constitution ? Ça, c’est un autre débat, on peut le faire. On a trouvé un compromis politique, un Accord politique, global et inclusif, pour stabiliser le pays, pour éviter la confrontation dans la rue, pour que le débat, la discussion aillent dans les institutions, qu’on quitte la rue, le Vieux Tshisekedi était d’accord Le Président de la République reste en place. Le Gouvernement sera dirigé par un membre de l’Opposition, et donc du Rassemblement. On va mettre en place une institution spéciale chargée de veiller à la mise en œuvre de l’Accord et à la mise en œuvre du processus électoral, le CNSA. Et puis, on va aller aux élections, parce que la crise est tenue du fait qu’on n’a pas pu organiser les élections dans les délais qui étaint prévus. Avec l’accord du 31 décembre 2016, on a mis fin à la crise. Et maintenant, nous sommes à la phase de la mise en œuvre de cet accord. Finances : 28 mesures, le Premier ministre réunit tout son gouvernement au bout de 100 jours, on s’attend à ce qu’il annonce quelque chose de nouveau, il nous reparle des mesures qui datent d’il y a deux ans. Qu’est-ce que le Gouvernement Tshibala apporte de nouveau ? Autant rappeler M. Matata ? Quand le Gouvernement d’union nationale a été mis en place au mois de mai dernier, nous avons trouvé, au Gouvernement précédent, une structure créée par le Président de la République lui-même et qu’il dirige lui-même : le Comité de pilotage de 28 mesures économiques. Vous avez raison de rappeler que ça date de l’époque de Matata. Eh bien, nous sommes arrivés à une période très difficile, comme vous le savez, où le taux de change et les recettes d’exportation des matières premières ont baissé sensiblement et la caisse de l’Etat était vide. Qu’est-ce qui a changé ? Ce sont les 28 mesures ? Nous ne sommes pas dans la rupture, nous sommes dans la continuité. Quand on a fait quelque chose de bien pour le pays, il ne faut pas le rejeter, parce que c’était fait par le Gouvernement précédent. C’est de l’irresponsabilité. Donc, ce sont les 28 mesures qui sont là. Mais, il y a eu changement de méthodes. Au lieu d’embrasser ces 28 mesures, en une fois pour chercher à régler tous ces problèmes, on a mis en place une nouvelle méthode. C’est la méthode qui a changé. Les 28 mesures sont du Gouvernement que l’Opposition, dont vous faisiez partiecritiquait hier. Il n’y a que la méthode qui change. Quel est donc cette nouvelle méthode ? Les 28 mesures économiques, ce sont des mesures du pays. Un Gouvernement ne travaille pas pour lui-même. Le Gouvernement travaille pour le pays. Si vous trouvez que l’équipe précédente a fait un bon travail, qu’il a dégagé un certain nombre de mesures pour redresser l’économie du pays, vous n’allez pas les rejeter, parce que c’était fait par des adversaires politiques d’hier. Donc, vous saluez l’initiative du Président de la République ? Le Président de la République a très bien fait d’avoir mis en place une équipe restreinte pour dégager 28 mesures économiques dans l’intérêt du pays. Nous trouvons que ce sont de bonnes mesures ! Le problème, c’était la mise en œuvre. Parlons de cette mise en œuvre ? Ça ne sert à rien de prendre de bonnes mesures, il faut les mettre en œuvre. Donc, c’est le défi de la mise en œuvre, comme l’a dit le Président de la République, que nous devons relever aujourd’hui. Et là, il fallait une nouvelle méthode. Je vous rappelle que le Premier ministre, devant l’Assemblée, a dit qu’il avait une nouvelle méthode. Quand il y a un problème, il faut l’étudier en profondeur. Dégager les solutions à appliquer. Vérifier ces mesures, les évaluer pour voir les résultats qui ont été atteints. Donc, la culture du résultat. C’est ça aujourd’hui. On a commencé par la première et on va traiter toutes les mesures au fur et à mesure.
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