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*Elle a rencontré hier, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange. Même si, officiellement, rien n’a filtré, car aucune déclaration n’a été faite, il n’en demeure pas moins qu’ils aient échangé autour du processus électoral et de ses conditions de fiabilisation en vue d’ouvrir la voie à l’alternance démocratique. Quelques temps, auparavant, l’ambassadrice américaine a aussi rencontré, dans la matinée, Nangaa et son équipe de la CENI. Puis, après avoir pris langue avec les Evêques et Minaku, le Président de l’Assemblée Nationale, elle s’est entretenue avec Félix Tshisekedi, Pierre Lumbi, Eve Bazaïba et Vital Kamerhe et donc, avec les principaux ténors de l’Opposition reconstituée, désormais, en un nouveau bloc dur, pour exiger la tenue des élections endéans 200 jours, à compter dès maintenant et, lui présenter, à cette même occasion, le schéma qui fait peur, celui de la transition sans Kabila. Sur ce dernier sujet, l’Opposition qui s’en tient, du moins, jusqu’ici à sa feuille de route, exige, toutefois, des signaux clairs d’ici fin décembre 2017, avant d’en tirer ses ultimes options. Interpellation ‘’Pas question d’attendre 2019. La CENI est invitée à publier un calendrier fixant la tenue des élections en 2018, avec le consentement de toutes les parties prenantes. Pas à la fin 2018. Mais, vraiment, au courant de l’année 2018. Les Etats-Unis et la Communauté Internationale ne soutiendront rien en 2019. Chaque jour qui passe, il y a au moins quelqu’un qui meurt, il y a des personnes qui souffrent à cause de cette affaire d’élections. Les acteurs politiques congolais devraient prendre conscience de leurs responsabilités’’. Telles sont des bribes des phrases tirées des propos tenus par Nikki Haley, selon des recoupements réalisés hier, en fin de la soirée, après ses différents entretiens avec ses interlocuteurs congolais. Réactions Sans ambiguïtés, ce message de Trump via Nikki Haley a été salué dans tous les milieux, soit comme un dernier avertissement, soit comme une interpellation collective. En tout état de cause, à l’Opposition, les conditions pour une paix durable passent par une autopsie de ce qui s’est passé, 10 mois après la signature de l’Accord de la Saint Sylvestre. Le blocage engendré n’aura qu’exacerber les contradictions politiques, économiques et sociales. Aujourd’hui, l’Accord de la Saint Sylvestre est, aux yeux de l’Opposition, une coquille vide dont la mise en œuvre n’a pas réussi, à cause de la volonté de la Majorité à maintenir l’actuel Président aux commandes, même après l’expiration de douze mois de transition, telle que convenue aux discussions directes. Comment sortir de cette situation ? L’Opposition recommande le retour à l’ordre, aux prescrits de l’Accord. Et, d’ici fin décembre 2017, elle aurait besoin de voir des signaux avant-coureurs au travers des actes suivants : la publication du calendrier consensuel après consultations de toutes les parties prenantes à l’Accord du 31 décembre 2016 ; un calendrier qui ne peut pax excéder 200 jours à dater de ce jour. Pour plus de crédibilité, il est nécessaire, soutient l’Opposition, que ce calendrier obtienne l’appui de la communauté internationale. Dans la foulée de ses revendications, l’Opposition lance un appel à l’application urgente et effective des mesures de décrispation politique, à savoir, la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires à motivation politique contre les opposants, la levée de toutes les entraves au libre exercice, par tous, des activités politiques et des libertés fondamentales, l’accès de tous les courants de pensée aux médias publics et la réouverture des médias privés fermés, la fin du dédoublement des partis politiques de l’Opposition. A cela, l’Opposition ajoute l’épineux problème du corps d’Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017, à Bruxelles, qui n’est toujours pas rapatrié, ni inhumé à Kinshasa, comme souhaité par sa famille biologique et politique. Plus loin, dans le lot de ses exigences, l’Opposition insiste sur l’établissement d’un budget électoral réaliste, l’engagement des partenaires extérieurs et la mise sur pied d’un dispositif de sécurisation des élections avec la participation active de la Monusco. Outre la reconfiguration de l’actuelle CENI, l’Opposition attend de Kabila, un engagement public à ne pas briguer un énième mandat, ni à se maintenir, à tout prix, au pouvoir.
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