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La coopération entre la République démocratique du Congo et le Maroc est bien une réalité. Il y a près de deux semaines, le Vice-Premier ministre congolais en charge des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu, s’était rendu au Royaume chérifien. Au coeur des échanges avec son homologue marocain, la redynamisation des relations bilatérales entre les deux pays. Preuve concrète de l’excellence de ces rapports, hier mardi 3 octobre, l’ambassadeur du Maroc en RDC a octroyé des bourses d’études à 45 Congolais. " La plus belle femme ne donne que ce qu’elle a ", dit-on. L’ambassadeur du Maroc en RDC, Rachidi Agassim, a procédé hier mardi 3 octobre à la remise officielle des bourses à ces diplômés qui vont poursuivre leur formation dans des universités marocaines. C’est un motif de fierté pour le diplomate chérifien qui a souligné que son pays sait partager. " On n’est pas un pays riche, mais on partage ce qu’on a parce que la base de tout développement c’est l’éducation ". Au cours d’une cérémonie sobre, mais pleine de signification, l’Ambassadeur du Maroc en RDC a communié avec ces lauréats. Il a rassuré les uns et les autres sur les réalités qu’ils vont devoir découvrir sur place. Selon lui, " c’est une chance d’aller étudier au Maroc ". L’ambassadeur n’a pas tord de le dire à ces boursiers. Car selon lui un étudiant africain qui va dans un autre pays africain ne va pas se sentir dépaysé, surtout au Maroc. PRIVILEGIER LES FILIERES DE DEVELOPPEMENT " Vous n’allez pas seulement utiliser le français, mais le lingala et d’autres langues. Parce que vous allez trouver une communauté congolaise forte d’un peu plus de trois mille membres. Donc, vous allez entendre le lingala dans la rue, au marché, dans les universités. C’est une très grande chose ", a-t-fait savoir. Grâce à ces bourses octroyées par le biais de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), ces jeunes diplômés rd-congolais vont parfaire leurs études dans les filières de leurs choix à partir du 15 octobre 2017. Même si l’étudiant est libre de faire le choix de la filière qui l’intéresse, l’ambassadeur explique que les formations seront ciblées. On encourage les étudiants congolais à choisir les secteurs qui vont bénéficier au développement socio-économique de la RDC. Le diplomate marocain regrette le fait que le quota soit de 45 étudiants seulement pour un grand pays comme la RDC. Son souhait est de recevoir beaucoup plus des Congolais. " J’aurai aimé recevoir plus d’étudiants congolais. On a convenu, avec les autorités congolaises, du quota parce que la RDC est un grand pays, avoir 45 bourses c’est très peu. Je vais faire de mon possible, de concert avec l’AMCI et les autorités congolaises, pour augmenter ce chiffre ", a indiqué Rachidi Agassim. COOPERATION SUD-SUD Le diplomate marocain a demandé aux bénéficiaires d’être des ambassadeurs de la RDC et de saisir cette grande chance. " Je suis fier de vous dire qu’il y a des milliers d’Africains qui sont maintenant des premiers ministres, des ambassadeurs, des diplomates, des ingénieurs qui ont bénéficié de cette formation et évoluent très bien dans leurs pays d’origine. Bonne réussite au Maroc. Je vous assure que le fait que vous allez au Maroc, c’est un plus pour vous et cela va vous aider ". L’Agence marocaine de coopération internationale a été créée dans l’esprit de renforcer la coopération sud-sud au motif que " l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique. L’Afrique doit aider l’Afrique ". L’ambassadeur a salué l’impulsion donnée par le Roi Mohammed VI de doter le Royaume des enseignements de qualité. " Durant les deux dernières décennies, sous l’égide du Roi du Maroc Mohammed VI que Dieu l’Assiste, la qualité et la diversité de l’enseignement est hautement appréciée à travers l’Afrique ". C’est dans ce cadre que plus de 25 mille lauréats, issue de 47 pays d’Afrique ont déjà bénéficié de cette formation au Maroc. " C’est une grande fierté pour nous ", a affirmé l’ambassadeur. OBJECTIFS Quant aux critères de sélection, c’est la présentation du dossier du candidat qui compte et c’est à travers des autorités congolaises. " Les autorités congolaises nous présentent une liste qu’on envoie à l’AMCI et on valide le choix. Ce n’est pas l’ambassade qui décide. C’est le dossier de l’étudiant lui-même ", a précisé le diplomate marocain.
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