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Cela se murmurait déjà dans quelques salons ouatés. Finalement, l’option a été levée. Hier, mardi 10 octobre 2017, ils ont adressé une lettre ouverte au speaker de la Basse du Parlement, Aubin Minaku. Dans cette correspondance, les élus de l’Opposition au sein de l’Assemblée Nationale ont annoncé et leur refus de prendre part, désormais, aux plénières et, aussi, leurs conditions pour lever cette mesure qui fait couler encre et salive. «Les Députés de l’Opposition indiquent au Président de l’Assemblée nationale qu’ils ne pourront pas participer aux plénières sans que le bureau de l’Assemblée nationale et son Président, en particulier, ne respectent la Constitution et le règlement intérieur. En termes clairs, ils ne pourront reprendre leur participation que lorsque ces textes fondamentaux seront respectés et ne souscriront jamais à la violation de ces textes», est-il noir sur blanc écrit dans la lettre destinée à Aubin Minaku. C’est à Christophe Lutundula qu’a été donnée la charge de lire cette déclaration à la presse, après une réunion des opposants. Il faut dire que depuis leur sortie de la plénière du vendredi 6 octobre dernier, les Députés de l’Opposition sont restés chauffer au fer rouge. Raison ? Primo, la réponse de She Okitundu, Vice-Premier Ministre, Ministre en charge des Affaires Etrangères, sur leurs préoccupations au sujet de l’invalidation des passeports semi-biométriques n’était pas satisfaisante. Secundo, deux motions de défiance initiées respectivement contre le VPM Ramazani Shadary et le Ministre d’Etat She Okitundu ont été court-circuitées, comme d’habitude, par une motion incidentielle d’un élu de la MP. Sur ce point, ils rejettent la proposition de l’Honorable Aubin Minaku qui voudrait qu’ils puissent saisir la Cour Constitutionnelle pour l’interprétation de l’arrêt relatif aux questions des motions incidentielles face aux motions de défiance. «Les Députés de l’Opposition ne souscrivent pas à l’initiative du Président de l’Assemblée nationale de saisir la Cour Constitutionnelle pour interpréter son arrêt relatif à la question touchant aux motions incidentielles qui sont chaque fois soulevées par la MP pour bloquer les motions contre les membres du Gouvernement», soutiennent les Honorables Députés de l’Opposition. Par ailleurs, ils promettent de saisir des instances interparlementaires en rapport avec la situation dans laquelle se trouve l’Assemblée Nationale du Congo-Kinshasa. Invitation à la radicalisation Dans un communiqué publié mardi 10 octobre, le mouvement citoyen ‘’Compte à Rebours ‘’ a invité les Députés nationaux et Sénateurs de l’Opposition à ne plus siéger au Parlement. «Le Mouvement Citoyen Compte-à-rebours appelle les parlementaires de l’opposition à prendre définitivement congé des institutions au-delà du 31 décembre», conseille ce mouvement. A ses yeux, par cette action, l’Opposition va s’inscrire dans une démarche cohérente et logique, dans la mesure où elle ne peut prétendre méconnaître l’illégitimité de Joseph Kabila comme Président de la République au-delà de décembre 2017 et siéger au sein des institutions jusqu’à participer aux discussions relatives à la loi sur la répartition des sièges en 2018. En sus, pour le Mouvement Citoyen Compte-à-rebours, il s’agira là d’un moyen d’accentuer la pression et ainsi contribuer à la fragilisation d’un pouvoir jugé illégitime.
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