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Bien que l’illégal et légitime président de la République, Joseph Kabila et ses courtisans, essaient à tout prix de bloquer la marche vers l’alternance, en faisant traîner le processus électoral, dans certains état-majors des partis et plateformes politiques, les préparatifs pour les élections vont bon train. Ces affirmes viennent du député SET –Soutien à Etienne Tshisekedi- Kovo Ingila. «Nous n’avons pas peur des élections. Nous, à l’opposition, nous nous y préparons comme il se doit», a déclaré le député, lors d’une interview avec C-NEWS. Cependant, Ingila accuse Joseph Kabila et sa majorité de bloquer le processus électoral pour demeurer éternellement au pouvoir. «Chose que nous ne leur laisserons jamais faire. Cette année, bien entendu, avant le 31 décembre, les élections doivent être organisées. Les élections auxquelles Kabila ne participera pas. Le Rallongement qu’il a obtenu à travers l’Accord du 31 décembre, qui était d’1 an, s’expire fin décembre 2017», développe l’élu de la Funa. Et d’insister beaucoup plus sur la tenue impérative de l’élection présidentielle. Kovo Ingila exige par ailleurs au premier ministre Bruno Tshibala, qui dans son programme de gouvernement a inscrit les élections comme priorité. «Tshibala doit donner à la CENI l’argent pour organiser les élections cette année. S’il ne le fait pas, il doit rendre gorge», avertit Ingila.

Pourquoi tenez-vous à l’élection présidentielle seulement. Vous excluez les législatives nationale et provinciale, pourtant importantes également pour le renouvellement de toutes les institutions illégitimes?

J’insiste puisque, les élections législatives dépendent du processus de mise en place de nouvelles provinces. Ce processus ne marche pas. Les quinze provinces ne sont pas complètement et correctement mises en place. Le régime n’y parvient pas. Le processus trébuche comme vous n’avez pas l’idée. Rendez-vous comptes que les Cours et tribunaux qui sont censés résoudre les contentieux électoraux de ces élections n’existent pas dans les nouvelles provinces.

Ce qui crée l’incertitude, selon vous?

Comment allez à de telles élections et dans ces conditions? En plus, nous attendons la loi sur la répartition de sièges au niveau de l’Assemblée nationale. L’élection présidentielle ne dépendant ni du processus de mise en place des nouvelles provinces ni de la loi électoral, voilà pourquoi elle doit impérativement être convoquée comme convenu au terme des assises du dialogue national et inclusif de la CENCO.

Mais la CENI dit que c’est techniquement impossible d’aller aux élections cette année?

Ce n’est pas la CENI qui refuse de convoquer les élections. C’est Kabila et sa majorité. Joseph Kabila qui refuse de quitter le pouvoir multiplie des manœuvres et donne des injonctions au président de la CENI pour bloquer le processus électoral.

Parce que vous évoquez l’Accord du 31 décembre, mais ce dernier recommande qu’en cas d’impossibilité d’organiser les élections cette année, la tripartite : gouvernement, CENI et CNSA peut décider d’un report. Qu’en dites-vous?

Il n’y pas de tripartite. Le CNSA n’existe pas. Même sa proposition de loi a été rejetée. Kabila a fait un coup d’Etat en nommant notamment Joseph Olenghankhoy à la présidence de cet organe d’appui à la démocratie. Olenghankhoy n’a pas été désigné à ce poste par la volonté du Rassemblement. Tout comme Bruno Tshibala. Kabila avait décidé de violer l’Accord et nommer ses hommes notamment Olenghankhoy au CNSA et Tshibala à la primature.

Pourtant, il reconnait Tshibala et Olenghankhoy comme membres du Rassemblement?

Ce sont ses pions, qui travaillaient pour lui depuis longtemps. Le Rassemblement avait proposé le duo Félix Tshisekedi-Pierre Lumbi. Ce que Kabila a fait en nommant Tshibala et Olenghankhoy est un coup d’Etat.

Un coup d’Etat comment…?

C’est un coup d’Etat, que Kabila a opéré. Lequel coup n’a pas eu d’effets dans la résolution de la crise au Congo. Aujourd’hui, nous nous en tenons au délai du 31 décembre. Nous n’allons pas dépasser ce délai. Tshibala n’a qu’à donner à la CENI l’argent pour organiser les élections avant décembre. C’est possible. S’il ne donne pas l’argent, il doit rendre gorge au peuple.

Il doit rendre gorge…?

Il va payer. Dans son programme de gouvernement, il a inscrit les élections comme priorités. Tshibala s’est tapé la poitrine en disant qu’il était capable à amener le pays aux élections. S’il ne le fait pas, il sera responsable des conséquences qui vont s’en suivre. Nous n’aurons pas pitié de ce monsieur, encore moins de son chef Kabila. Pour nous, après le 31 décembre Kabila doit quitter le palais de la nation.

Que dites-vous du troisième dialogue en vue, pour une nouvelle transition?

Il n’y aura pas de troisième dialogue. Elections ou Kabila dégage. La seule personne qui est sensée faire rapport c’est Tshibala. Bientôt nous allons le convoquer à l’Assemblée nationale, pour qu’il vienne nous dire pourquoi il ne donne toujours pas l’argent à Nangaa. De la même manière il est passé chez nous à l’Assemblée nationale pour être investi et présenté son programme centré essentiellement sur l’organisation des élections, c’est de la même manière il doit venir nous dire où nous en sommes avec le financement du processus électoral. A cette même occasion, le président de la CENI devrait également nous faire le rapport sur le processus électoral.
    
Vous parlez des élections. Etes-vous, vous-même prêts pour y participer?

Nous sommes prêts. Si nous n’étions pas prêts, nous n’allions pas les exigées avec une telle détermination. La CENI n’a qu’à baliser la route des élections pour constater comment, nous sommes prêts. C’est plutôt Kabila et sa majorité qui ont peur des élections. Chez nous à l’opposition, cap vers les élections. Même personnellement je suis prêt.

Kabila l’a aussi affirmé aux Nations-Unies? Que les élections sont impératives?

Ce discours n’était qu’un discours pour la consommation du public, après un forum sur la paix, la sécurité et le développement au Kasaï. Un forum bidon convoqué après avoir tué la population. Kabila ne veut pas quitter le pouvoir. Il ne peut pas vouloir les élections. Sa majorité avait mis en place sa cellule des élections. Où en sommes-nous avec celle-ci. Nulle part.

Voulez-vous parler du Central électoral de la majorité?

Oui. Ce central électoral de la majorité est depuis l’ombre de lui-même. Ces gens ne veulent pas aller aux élections. Si Kabila tenait aux élections, pourquoi n’a-t-il pas désigné un dauphin?
Mais, vous êtes en retard. Des sources parlent du président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, comme dauphin désigné…?
Minaku n’est pas dauphin de Kabila. La majorité ne l’acceptera pas. Lui-même Kabila aussi ne voudra jamais que Minaku le remplace. Il a une candidate qu’il prépare. Nous le savons déjà.

Vous parlez d’une candidate en lieu et place d’un candidat. Donc il s’agit d’une femme cette candidate dont vous faites allusion?

Il s’agit effectivement d’une femme.

Laquelle?

C’est une femme que Kabila et ses proches préparent en coulisse.

Vous faites donc allusion à son épouse, Olive Lembe?

Jamais Kabila ne fera de son épouse sa dauphine. Je ne veux pas citer ici le nom de cette femme de peur de faire sa publicité.

Il s’agit donc de sa sœur Jaynet Kabila?

Non plus.

Mais de qui s’agit-il?

Je refuse de faire sa publicité.

C’est la présidente de la jeunesse, Francine Muyumba?

Je viens de vous dire que je refuse de faire la publicité de cette femme. Sachez seulement que Kabila ne fera pas de Minaku son dauphin. D’ailleurs, le président de l’Assemblée nationale est très détesté au sein de la majorité présidentielle. Bientôt là, vous verrez comment une machine sera mise en place pour le faire sauter et de la tête de la majorité, et de la présidence de l’Assemblée nationale.

Quel est l’avenir de SET –Soutien à Etienne Tshisekedi-, votre plateforme électorale?

Elle est morte cette plateforme. Son coordonateur Roger Lumbala est allié des rebelles du M23. Le SET nous a permis de gagner à Kinshasa. Aujourd’hui, il faut l’oublier. Vous savez, les gens racontent parfois n’importe quoi. Il y en a certains qui font passer Basile Olongo comme le meilleur élu. Ce n’est pas lui qui a été élu. C’est le SET, qui a été élu. Son seul avantage, il était la tête de liste à la circonscription de Funa. Aujourd’hui, lui qui a été élu sous l’étique de Tshisekedi s’est permis de cracher sur ce dernier. Puis, il est depuis devenu kabiliste pour raison de poste au sein du gouvernement. SET appartient au passé. Nous serons aux élections au sein des autres organisations.

Pourquoi êtes-vous trop proche du chanteur Koffi Olomide?

C’est mon vieux du quartier, que j’aime bien.

Avec Francis Kalombo ça va? Maintenant qu’il est à vos côtés dans l’opposition?

Francis Kalombo n’est pas opposant. S’il était opposant, lui qui aurait quitté le PPRD, pourquoi son mandat à l’Assemblée nationale n’a jamais été invalidé? Je vous informe que je suis membre de la commission PAJ, à l’Assemblée nationale, à ce que je sache, Francis Kalombo est en Europe pour raisons de santé. Ses bulletins de santé arrivent tous les mois sur le bureau de la PAJ.

Pourtant il a quitté le PPRD?

Il n’a jamais quitté le PPRD. Il a démissionné de ses fonctions du président de la Ligue des jeunes du PPRD. Mais, il est resté membre du PPRD.

Comment pouvez-vous faire des telles affirmations, pendant que Francis Kalombo a participé à des réunions avec Etienne Tshisekedi aux côtés de Moïse Katumbi?

Francis Kalombo est un fanatique de Katumbi. C’est pourquoi, il s’est retrouvé à cette réunion avec Tshisekedi. En réalité, il avait accompagné son idole Katumbi. Il n’est pas opposant. Je vous informe également qu’il touche ses indemnités tous les mois. L’homme n’a jamais quitté le PPRD. S’il l’avait quitté, son mandat serait invalidé depuis longtemps

JOHN TSHINGOMBE
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