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Après l'Ethiopie et le Soudan du Sud, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, est arrivée en République démocratique du Congo pour une visite de 48 h. Elle devrait rendre visite aux casques bleus à Goma, dans le Nord-Kivu, puis rencontrer des membres de l'opposition et de la société civile. Point d'orgue de ce déplacement, la rencontre prévue vendredi à Kinshasa avec le président Joseph Kabila. Cette visite d'un haut responsable de l'administration Trump est un message fort envoyé aux autorités congolaises.

En diplomatie, les symboles parlent presque autant que les mots. Nikki Haley est ainsi arrivée en avion militaire à Kinshasa avec une trentaine d'accompagnateurs. Une visite qui rappelle celle, en 1997, de Bill Richardson, médiateur de Bill Clinton, venu réclamer la tête de Mobutu, rappelle notre correspondante à New York, Marie Bourreau.

Vingt ans plus tard, Nikki Haley serait elle aussi venu dire à Joseph Kabila qu'il est temps de lâcher le pouvoir et de publier un calendrier électoral acceptable. L'annonce par la commission électorale que les scrutins ne pourraient pas se tenir avant 2019, a en effet ulcéré les autorités américaines. L'ambassadrice dispose d'ailleurs d'un formidable outil de pression : la menace de sanctions financières qui pourraient toucher des membres de la famille Kabila...

Durant son tête à tête présidentiel, Nikki Haley devrait évoquer aussi la mort des deux experts de l'ONU, dont Michael Sharp de nationalité américaine. Washington accuse les autorités congolaises d'avoir bâclé l'enquête. Il ne faut pas se tromper: à travers Nikki Haley, étoile montante de la diplomatie américaine- au point qu'on parle d'elle comme possible remplaçante du secrétaire d'état Rex Tillerson, c'est bien la voix de Donald Trump qui vient tancer et menacer les autorités congolaises.

Les attentes de l'opposition et la prudence des autorités

L’ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies rencontre ce jeudi différentes personnalités et la classe politique congolaise est dans l’expectative. Qu’attendent les politiques congolais de cette visite ? L’opposition, notamment le Rassemblement des Forces acquises au changement attend un message clair du président Donald Trump au président Joseph Kabila. « Nous attendans de l'ambassadeur qu'elle obtienne de Jopseh Kabila le respect de la Constitution de son pays et la mise en oeuvre de l'accord de la Saint-Sylvestre dans sa lettre et dans son esprit, comme l'a demandé par ailleurs la résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations unies, de manière à permettre aux Congolais d'élire leurs nouveaux dirigeants pour prendre en charge le destin national et promouvoir l'alternance », explique Christophe Lutundula Pene Apala, vice-président du G7, à notre correspondant à Kinshasa, Kamanda Wa Kamenda.

Le porte-parole de la Majorité, Alain André Atundu joint au téléphone, adopte lui une attitude prudente. L'usage diplomatique, explique t-il à RFI, veut que nous attendions que l’éminente émissaire puisse nous livrer elle-même le contenu de son message au chef de l’Etat congolais au lieu de nous livrer à des spéculations relevant plus de l’imagination que de la réalité des choses.

RFI
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