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A deux mois et quatre jours de la fin de l’année 2017, des incertitudes continuent à surplomber le ciel politique congolais. Bien des craintes sont exprimées, quant à la suite du feuilleton lié notamment, à la normalisation de la vie politique nationale par la tenue effective des élections qui, initialement, avaient été fixées, depuis le Centre Interdiocésain, sous la bénédiction des Evêques, au 31 décembre 2017, au plus tard. Aujourd’hui, point n’est besoin de rappeler qu’en vertu de la déclaration de la CENI, l’instance attitrée, cette perspective s’est éloignée. Nangaa, parlant du calendrier, s’est voulu, plutôt, évasif, en donnant, une fois de plus, une indication de 504 jours à compter de la fin de l’enrôlement des électeurs. Or, à ce stade, au Kasaï, alors que les opérations se poursuivent encore, les congolais de l’étranger ne l’ont pas été. Et, pourtant, l’on ne saurait aller aux élections, sans enrôler les compatriotes évoluant ailleurs à travers les quatre continents, au terme de la loi électorale en vigueur. Donc, le fait d’attendre la fin de l’enrôlement dont la date est, elle aussi, mythique, pour commencer le décompte du nombre de jours, place toute la classe, surtout, l’opposition dans une mauvaise posture inconfortable qu’ils refusent d’admettre, ni d’endosser. Puis, sur l’autre versant, au cas où la CENI terminait d’enrôler vers fin décembre 2017 ou, même, vers fin janvier 2018, le fichier électoral ne saurait être publié en l’absence d’un audit sérieux, pour détecter les doublons, disait encore le même Nangaa, lors des travaux de la deuxième évaluation réalisée, dernièrement, au Palais du Peuple, à Kinshasa. Ce qui suppose que le fichier électoral dont les Députés auront besoin pour apprêter l’une des lois essentielles portant répartition des sièges, fera défaut. En plus, il ne sera pas possible de l’examiner avant le 15 mars 2018. Car, le Parlement, lui-même, sera en vacances. L’absence du fichier combinée aux vacances des Députés et Sénateurs retarderont, à coup sûr, la révision de la loi électorale ainsi que l’adoption de la loi portant répartition des sièges. Et, ce n’est pas tout. La CENI qui dispose d’un schéma critique est tenue de lancer les avis d’appel d’offres, pour le choix des opérateurs devant fabriquer et livrer les kits, avant leur déploiement. Ceci prendrait des délais légaux. Tandis que le moment venu, la publication de la liste provisoire des candidats, une fois l’appel à candidatures lancé, sera tributaire d’autres délais réglementaires, pour des recours éventuels. A cela, il faudrait ajouter les questions de financement, de la modicité des recettes de l’Etat face aux dépenses courantes et exceptionnelles dues au fonctionnement des institutions, de l’insécurité résiduelle dans certains coins du pays, des difficultés récurrentes sur le plan des infrastructures routières, lacustres, fluviales ou aéroportuaires. A suivre Nangaa qui, sans crainte, ni vergogne, s’escrime à exécuter ce schéma élastique, l’organisation de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, sera repoussée, selon les calculs, vers fin décembre 2019. Entretemps, où serait passé l’Accord de la Saint Sylvestre ? Comment va-t-on gérer cette nouvelle transition non prévue par la Constitution, ni par l’Accord ? Avec toutes les institutions fonctionnant, de facto, quelle ne pourrait pas être leur difficulté à tourner, sans la caution de la classe politique, ni du peuple congolais, lui-même ?
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