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Le vice –Premier ministre et ministre Belge des Affaires Etrangères et Européennes, Didier Reynders est attendu à Kinshasa la semaine prochaine, pour procéder à l’inauguration du nouveau bâtiment de l’ambassade de Belgique en RDC. Ce bâtiment construit selon les normes architecturales au standard européen est situé sur le Boulevard du 30 juin à Gombe en face de l’Institut Géographique du Congo.
Mais déjà en Belgique, la visite de Didier Reynders dans la capitale congolaise provoque déjà des remous.La N-VA, premier parti de Belgique et membre du gouvernement fédéral, a tenu à apporter son soutien, le mardi 21 novembre, à la note de politique générale du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.
Peter Luykx, député fédéral N-VA, a tenu à souligner la position du chef de la diplomatie belge à l’égard de la situation qui prévaut en République démocratique du Congo, tout en le mettant en garde, dans le climat actuel, sur la portée de son voyage, en début de semaine prochaine, à Kinshasa, pour l’inauguration de la nouvelle ambassade belge en RDC.
Peter Luykx a mis en garde le ministre Didier Reynders à quelques jours de son déplacement en RDC. « Ce bâtiment de l’ambassade est beaucoup trop grand et prestigieux au regard des relations bilatérales actuelles. Il est important que M. Reynders ne prenne aucun engagement politique avec le président Kabila mais qu’il s’en tienne à une rencontre purement protocolaire », a noté ce député belge.
Pour Peter Luykx, avec un mandat déjà expiré et des élections en vue, le président Kabila est un chef d’état ad intérim. Il a invite le ministre Didier Reynders à éviter de conférer à la position de Kabila une certaine légitimité. Selon la visite de Didier Luykx a pour but de resserrer les liens avec le peuple congolais. « Ce n’est qu’après les prochaines élections démocratiques que notre pays pourra travailler à un futur commun avec le nouveau président légitime », a –t-il martelé.Dans son texte, Peter Luykx a brossé un tableau sans complaisance mais réaliste de la situation actuelle en RDC.
La Belgique et l’Union européenne interpelées sur la crise en RDC
« Le président Kabila règne depuis presqu’un an sans mandat », tonne –t-il. Le député fédéral N-VA a fustigé la situation déplorable des droits de l’homme en RDC. Il a fait état des prisonniers politiques, les menaces contre les journalistes, les violences sexuelles, l’interdiction de manifester. L’impunité règne au Congo, dit-il.
Peter Luykx a appelé la Belgique et l’Union européenne à ne pas fermer les yeux face à la situation politique qui prévaut en RDC. « L’aide financière que la Belgique octroie doit être soumise à des conditions claires », préconise-t-il.
Il a dit qu’aller aux élections dans de telles conditions de répression n’a aucun sens. « L’opposition, la société civile et les médias doivent avoir plus d’espace démocratique pour fonctionner », tance Peter Luykx.
« A partir du 1er janvier 2018, le Congo siègera au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et devra veiller au respect des droits de l’homme à travers le monde. Ceci est un très mauvais signal de la communauté internationale ! »,regrette-t-il. Il veut avoir des signaux clairs en vue de rétablir la confiance dans le processus électoral, avec un planning détaillé et une volonté politique crédible du gouvernement congolais d’organiser des élections fiables.
Par GKM

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