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*L’homme s’en est pris ouvertement à Aubin Minaku. Alors que le débat était focalisé sur sa motion exigeant la démission de Tshibala, endéans 72 heures, la Commission spéciale instituée à cette fin, est allée, quant à elle, dans le sens de recommander de post-poster une telle démarche en raison de son inopportunité et, surtout, du fait que constitutionnellement et politiquement, Henri Thomas Lokondo Yoka n’avait ni raison, ni l’appui nécessaire de sa famille politique, la Majorité présidentielle, pour faire aboutir sa motion. Curieusement, peu avant de claquer la porte de l’hémicycle, très courroucé, l’élu de Mbandaka, contrairement à ses habitudes et trahissant l’impatience, est passé aux actes. Paroles, traits tirés sur le visage, en lieu et place du Premier Ministre, Bruno Tshibala dont il a raté la tête, derrière une démarche saugrenue, le revoici se retourner contre Minaku qui, pourtant, est le Président de la Chambre basse mais, aussi, le Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle, sa famille politique. Une des ses collègues qui, sur le champ, avait tenté de le convaincre de revenir aux bons sentiments, en a eu pour son compte, ce jour-là. Le spectacle, faut-il le rappeler, était plus que désolant. C’est un autre Lokondo, un tout nouvel homme, devenu répugnant, que les Députés Nationaux ont vu sortir, tambours battants de la salle. Peut-on considérer qu’il s’agit-là, d’un acte passager ou d’un nouveau mode d’attitude que ses collègues Députés ont, du reste, condamné en bloc ? Rien n’est moins sûr. Néanmoins, ils l’exhortent à observer les prescrits du Règlement Intérieur qui stipulent, en ce qui concerne les débats en plénière, que c’est le Président de l’Assemblée Nationale ou, le cas échéant, son remplaçant, qui en assure la police. Dès lors qu’une motion d’interpellation est soulevée. L’auteur circonscrit le cadre et pose son problème à la personne interpellée. Et, en l’espèce, il s’agissait du Premier Ministre, Bruno Tshibala Nzenzhe. Puis, ce dernier y a répondu. Telle est la première phase. Car, par la suite, une Commission spéciale est allée scruter au scalpel cette même motion d’interpellation assortie de l’exigence de la démission endéans 72 heures. De retour, après le travail, la commission a rendu ses conclusions à la plénière qui, en définitive et de façon souveraine, a tranché. Fallait-il encore que Minaku Ndjalandjoko, juriste rompu et donc, mieux placé, pour lire et appliquer le Règlement Intérieur, puisse en toute complaisance, redonner la parole à l’auteur de la motion ou au Premier Ministre, alors que la plénière était appelée à trancher ? Est-il dans le droit de Lokondo, fut-il auteur de la motion ou, même, Député de la Majorité, de revenir indéfiniment sur les motivations de sa motion, alors que dès le premier jour, le mercredi 22 novembre dernier, il n’avait déjà parlé à haute et intelligible voix, du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale ? Voilà autant de questions qui, finalement, sont perchées sur toutes lèvres. Les Députés qui, eux, sont les premiers visés, se disent désarçonnés. Reste à savoir si, en tout état de cause, Lokondo qui, obstinément, continue à chercher des signatures en vue d’une motion de censure contre Tshibala pourrait avoir ne serait-ce qu’une seconde, pour les écouter !
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