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*Nous allons à ces assises pour formaliser ce que la base a réclamé », confie un haut-cadre du parti.

Des sources à l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) confient que la deuxième réunion de la Commission technique préparatoire du Congrès extraordinaire de ce parti se tient ce lundi 20 novembre en début d’après-midi sur invitation du Secrétaire général Jean-Marc Kabund. Cette structure, explique le porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, a pour mission de conduire le parti à l’élection d’un nouveau président en remplacement d’Etienne Tshisekedi décédé le 1er février dernier à Bruxelles. Cette commission est composée de 32 membres nommés par Jean-Marc Kabund, sur pied de l’article 26 de statuts de l’UDPS. Elle a 30 jours pour rendre son rapport.

Depuis la mort de son emblématique leader, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, l’UDPS n’a pas encore pourvu à son remplacement. Or compte tenu des enjeux électoraux à venir, le parti doit se donner un président qui va pouvoir remobiliser les troupes. Pour les responsables de l’UDPS et du Rassemblement, les élections restent leur cheval de bataille. Pour sa participation aux prochaines élections, l’UDPS a demandé à ses militants de s’inscrire nombreux sur les listes électorales. L’ambition est donc affichée de participer activement à ces consultations. Pour relever le défi électoral, l’UDPS devrait formellement cette fois-ci se doter d’une nouvelle direction.
Car depuis la disparition de son leader charismatique, Etienne Tshisekedi, c’est en fait le Secrétaire général adjoint du parti, Félix Tshisekedi, qui est à la manœuvre. Et c’est donc lui qui tient la base du parti. C’est sans doute fort de cette réalité que Félix Tshisekedi a été désigné président du Rassemblement. Au Concgrès de l’UDPS, il sera question de faire correspondre les textes aux réalités. En des termes un peu plus clairs, c’est propulser Félix Tshisekedi officiellement président du parti. Puisque depuis la mort de son père, c’est lui qui incarne le leadership du parti et non le Secrétaire général Jean-Marc Kabund. Le porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya, ne dit pas autre chose. « Nous allons là-bas (au Congrès, NLDR) pour formaliser ce que la base a réclamé ». Même si Kabuya ne révèle pas ce que réclame cette base, cela n’a échappé à personne qu’il s’agit d’introniser Félix Tshisekedi comme successeur de son défunt père. Et pour peu qu’on connaisse le fonctionnement de l’UDPS, on ne sait pas qui peut se risquer à aller contre la volonté des combattants. Cette position sera davantage expliquée à la matinée politique prévue ce mercredi 22 novembre, selon un haut cadre de l’UDPS.

FORMALISER CE QUE LA BASE A RECLAME
Reste à savoir si le Congrès sera aussi une occasion pour réunifier toutes les tendances ou ailes de l’UDPS. Certains membres y ont travaillé et appellent de tous leurs vœux à cette unité du parti. De fait plusieurs personnalités affirment incarner chacune un courant de l’UDPS. Outre l’aile Kibassa, les fondateurs Lusanga et Lumbu se réclament toujours du parti. Une autre figure très proche du Lider maximo, Valentin Mubake, n’a de cesse d’appeler à l’organisation du Congrès en vue, dit-il, de remettre de l’ordre au sein de l’UDPS. Se considérant toujours comme membre du parti tshisekediste dont il est l’un des pionniers, Bruno Tshibala entend aussi participer à la refondation de l’UDPS post-tshisekediste. Alors Premier ministre, Samy Badibanga avait aussi affiché la même ambition. Didier KEBONGO
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