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* Les 27 exhortent, par ailleurs, les organisateurs des manifestations à adopter une attitude non-violente

La Délégation de l’Union européenneà Kinshasa est indignée. Elle s’est dit vivement préoccupée par les déclarations de certains responsables des forces de police et de Gouverneurs de province ayant annoncé de manière antidémocratique la perturbation de manifestations en rapport avec la journée Ville morte du 15 novembre courant, organisée par les mouvements citoyens et quelques partis d’opposition de la République démocratique du Congo. C’est du moins l’esprit de la déclaration commune diffusée hier jeudi 16 novembre par la Délégation de l’Union européenne, en accord avec les chefs de Mission des Etats Unis, de la Suisse et du Canada.

Dans cette déclaration publiée avec l’aval des pays membres de l’Union européenne présents à Kinshasa, la Délégation s’en prend aux autorités congolaises qui ont diffusé, la veille de la journée ’’ville morte’’, des mesures pour prévenir d’éventuels dérapages. La Police nationale de Kinshasa avait, en effet, interdit tout attroupement et rassemblement d’au moins cinq personnes au courant de cette journée. D’après la Délégation de l’Union européenne, ces mesures préventives violent le respect des libertés d’expression et de réunion.
"Nous sommes vivement préoccupés par les déclarations récentes, attribuées à un certain nombre de responsables des forces de police congolaises et de Gouverneurs de provinces ayant annoncé, de manière anticipatoire, la perturbation de manifestations pacifiques organisées par la société civile et des partis d’opposition ce 15 novembre", indique le communiqué.
"De telles déclarations ne correspondent pas aux principes démocratiques et au respect des libertés d’expression et de réunion. Ils sont également contradictoires avec l’engagement du gouvernement de la RDC de soutenir un processus électoral crédible, libre et apaisé en 2018", martèlent les signataires de la déclaration commune.

HALTE A LA VIOLENCE !
"Le droit de se rassembler et le droit d’organiser des réunions publiques sont inhérents à tout processus démocratique crédible. Plutôt que de travailler à interdire et perturber ces réunions, le gouvernement congolais pourrait travailler avec la société civile et les représentants de l’opposition pour s’assurer que ces événements se déroulent en toute sécurité et sans incident", clame la Délégation del’UE, appuyée parles chefs de Mission des Etats-Unis, de la Suisse et du Canada.
L’Union européenne a tenu, par ailleurs, à décrier le recours aux violences, aussi bien de la part des manifestants que des forces de l’ordre. "Nous continuons à encourager ceux qui organisent de telles réunions publiques à adopter une attitude non-violente et à s’assurer que leurs actes n’empiètent pas sur les droits de tiers",ont souligné les signataires de la Déclaration.
Pour leur part, ’’les autorités doivent s’abstenir d’un recours à la force excessive et sont susceptibles d’être tenues responsables de leur conduite, y compris à titre individuel’’, ont lâché les représentants des pays membres de l’UE à Kinshasa et les chefs de Mission des Etats-Unis, de la Suisse et du Canada. FDA

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