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*Les différentes parties prenantes invitées à ne privilégier que des actions ayant trait directement à la tenue des scrutins fixés en décembre 2018.

Le Premier ministre, Bruno Tshibala, est attendu dans quelques jours à l’Hémicycle accompagné de tous les membres de son gouvernement. Devant la Représentation nationale, le chef de l’Exécutif va présenter ses moyens de défense au cours de la plénière consacrée au vote de la motion d’interpellation du député Henri-Thomas Lokondo Yoka. L’élu de Mbandaka voudrait savoir pourquoi à ce jour le Budget 2018 n’est toujours pas déposé.

Outre le Premier ministre, le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères devrait affronter une motion de défiance en rapport avec l’« affaire passeport biométrique ». Pas plutard que la semaine dernière, son collègue en charge des Transports et voies des communications, José Makila Sumanda, venait d’être sauvé de griffes des députés nationaux par une motion incidentielle au moment où les élus attendaient débattre avec lui sur l’importation des véhicules d’occasion de plus de 20 ans, autorisés à entrer à nouveau en RD Congo.
Sans être contre ces initiatives qui du reste procèdent du rôle de l’Assemblée nationale- celui de contrôler l’action du Gouvernement- dans les conditions actuelles, elles éloignent cependant les institutions de la seule tâche qui vaille : à savoir la préparation des élections. Le contexte actuel du pays impose de sortir du formalisme institutionnel pour se consacrer entièrement aux élections. Le calendrier électoral ayant été publié, et surtout soutenu par la quasi totalité des capitales occidentales entre les mains desquelles nombre des politiques confient traditionnellement la destinée du Congo-Zaïre. Pas seulement. L’ONU, l’Union européenne, l’Union africaines et autres organisations sous-régionales ont pris acte de la publication de ce chronogramme. Il revient donc à tous les protagonistes de placer le curseur sur ces élections là. Au nom du dicton « qui trop embrasse mal étreint » les institutions publiques et leurs animateurs seraient inspirés de ne pas éparpiller leurs efforts.
A un an des élections, on n’attend plus du Gouvernement un hypothétique miracle sur le front du social. L’Exécutif central devrait plutôt s’atteler à mobiliser les moyens logistiques et les ressources financières en vue de l’organisation des élections ainsi que la sécurisation de l’ensemble du processus électoral. L’Exécutif doit déposer au plus vite ce projet de Budget quitte à l’examiner en mode urgence dans les deux chambres. Le même Gouvernement devrait concrétiser les mesures de décrispation politique. Outre le Gouvernement, l’Assemblée nationale doit jouer aussi sa partition, notamment voter dans le meilleur délai, la loi électorale avec son annexe ayant trait à la répartition des sièges pour faire avancer le processus.
La Communauté internationale est attendue aussi pour son soutien tant logistique que financier. D’autant que les partenaires extérieurs n’avaient de cesse de réclamer la publication d’un calendrier électoral et de subordonner leur appui à celui-ci.
Premiers concernés par les élections, les acteurs politiques devraient créer les conditions favorables au déroulement du processus électoral, gage de la tenue des élections apaisées. Cela suppose des mesures de confiance mutuelle. Cela exclue aussi des schémas suicidaires. Cela exclue des recours aux voies extra ou anticonstitutionnelles susceptibles de plonger le pays dans la confusion.
Didier KEBONGO
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