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*Les choses risquent de tourner au vinaigre pour l’actuel Gouvernement. Tshibala, arrivé aux commandes de l’exécutif central en avril 2017 et investi au Parlement en mai 2017, est appelé à démissionner. Henri Thomas Lokondo Yoka, tout en prenant acte des raisons avancées par le Premier Ministre pour justifier le retard avec lequel le Budget 2018 a été transmis sur la table d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, le Président de l’Assemblée Nationale, se dit, cependant, insatisfait. Et, par conséquent, il donne 72 heures à Bruno Tshibala Nzenzhe pour rendre le tablier. A défaut, il pourrait initier une motion de défiance pour enclencher la procédure constitutionnelle visant sa déchéance. A l’analyse de cette démarche somme toute surprenante de la part de la Majorité habituée à protéger les animateurs des institutions, telle qu’elle a été boutiquée, Bruno Tshibala, loin d’être une simple cible, serait, plutôt, une victime expiatoire d’une nouvelle cabale politique savamment montée. En toutes proportions gardées, il va de soi que sa tête, celle d’un Premier Ministre issu de l’Opposition, fut-elle du Rassemblement de Kasa-Vubu, si la machine évolue au gré des façonniers des crises artificielles, soit sacrifiée sur l’autel des intérêts politiciens. La brèche, très grande d’ailleurs, est déjà ouverte. Commission ad hoc Mais, avant d’y arriver, Henri Thomas Lokondo recommande, néanmoins, à l’Assemblée Nationale, en vertu des dispositions de la Constitution, de s’en remettre à l’autorité du Président de la République, en tant que Garant de la Constitution et du bon fonctionnement des Institutions, pour appréciation. Réagissant sur le champ, Aubin Minaku a annoncé qu’il instituera une commission ad hoc dont la mission serait de préparer un rapport circonstancié de toutes les recommandations formulées, lors du débat consacré essentiellement à l’examen de cette motion d’interpellation qui sera, dans un premier temps, adopté en plénière et, ensuite, transmis au Chef de l’Etat, à toutes fins utiles. Dans l’entretemps, il a également annoncé que l’examen de la loi des finances pour l’exercice 2018 est programmé à la séance du vendredi 24 novembre 2017. Tandis que la loi électorale pourrait, quant à elle, être examinée, si cela n’intervient pas samedi, ce sera alors, pour lundi 27 novembre 2017. Toutefois, Minaku prévient que la petite commission spéciale qu’il a promis d’instituer de façon, illico presto, aura, pendant ce temps, fini avec son travail sur l’affaire de la démission du Premier Ministre, Bruno Tshibala Nzenzhe. Ce qui permettra à la plénière de lever d’ultimes options, avant que le rapport ne soit orienté vers le Président de la République ainsi que diverses institutions. Car, selon lui, ces dernières n’auront que 30 jours pour s’y prononcer. Dépassé ce délai, le Bureau de l’Assemblée Nationale se réserve le droit, du moins, constitutionnellement parlant, de se référer à l’autorité judiciaire compétente, pour trancher. Raisons du retard Pourtant, dans son introduction liminaire, Bruno Tshibala expliquait hier, lors de cette séance, que trois raisons majeures sous-tendaient le retard que M. Henri –Thomas Lokondo tente de lui attribuer dans le dépôt du projet du Budget 2018. D’abord, le retard dû à l’adoption du Budget 2017, en juin 2017. Le temps nécessaire à la finalisation de la loi portant reddition des comptes pour l’exercice 2016 et, enfin, la préparation du Budget 2018 qui, lui-même, n’aurait pu être apprêté avant l’intégration des données liées notamment, au financement des élections dont le calendrier électoral et la hauteur n’ont été publiés que le 5 novembre 2017. Toutes ces raisons, y compris, d’ailleurs, tant d’autres pesanteurs généralement enregistrées, avec le séisme socio-économique, les ajustements des prévisions, la prise en compte de tous les imprévus, tels que l’insécurité ainsi que les effets pervers dus aux facteurs politiques, ont déterminé le Premier Ministre à solliciter, dès le départ, l’indulgence de l’Assemblée Nationale, quant à ce retard, du reste, humainement compréhensible. Il a même promis qu’à l’avenir, le gouvernement s’emploierait à ne plus répéter, ni commettre un tel retard.
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