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Dans tous les sens et sans coordination. Mercredi, les mouvements citoyens ont lancé un appel à “libérer” le pays, en contestation au calendrier publié par la Commission électorale, qui prévoit des élections en décembre 2018, contrairement à l’accord signé ce le 31 décembre dernier et qui fixait la tenue du scrutin avant la fin de l’année en cours.

Dans les rues, la situation est restée compliquée pour ses manifestants. D’abord à cause d’une certaine contradiction entre les militants citoyens et la principale coalition de l’opposition qui a appelé à une opération ville morte, avec que les mouvements comme la LUCHA et le Filimbi, tablaient sur une descente dans les rues.


Par ailleurs, aucune coordination n’a été mise en place, tant entre les mouvements citoyens, qu’entre les autres plateformes de l’opposition, dont plusieurs, à l’image de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) ou le Mouvement de Libération du Congo (MLC) n’ont jamais vraiment rejoint cette action.


Une répression “sans états d’âme”

. Ensuite, il y a les forces de sécurité, qui ont particulièrement musclé la répression. A Goma par exemple, le Chef de la police provincial, le général Sylvano Kasongo, a demandé à ses hommes de réprimer “sans états d’âme” les manifestations. A Lubumbashi, les forces de l’ordre sont allées jusqu’à installer un commissariat à Matshipisha, un quartier traditionnellement acquis à l’opposition et d’où viennent souvent les mouvements de protestation.
Par ailleurs, le soutien de la Communauté internationale, notamment la France, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Union Européenne, l’Union Africaine ou même la Belgique à ce calendrier a peut-être refroidi les ardeurs des partisans de l’opposition dont beaucoup restent déterminés à aller aux élections le plus tôt possible.

Déconnexion avec la population.

Le 28 novembre, l’opposition, y compris le mouvement citoyen LUCHA, appelle de nouveau à une marche, plus déterminante, renseigne-t-elle. Mais rien ne laisse croire qu’elle pourrait sérieusement faire trembler un régime de Kabila de plus en plus assis confortablement.
Depuis la mort d’Étienne Tshisekedi en février dernier, jamais l’opposition congolais n’a réussi à créer une dynamique entre elle et la population pourtant majoritairement contre le pouvoir de Kabila. Les principales coalitions anti-Kabila ont soit combattu entre elles, soit préféré quémander le soutien extérieur, lequel n’a jamais été concrétisé.

politico.cd
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