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Il a enfin jeté l’éponge. Après avoir renvoyé les Zimbabwéens au lit dimanche, faire dodo, sans démissionner, Robert Mugabe s’est enfin rendu à l’évidence qu’il ne pouvait plus tenir longtemps. Dans une lettre envoyée au Parlement, le héros du Zimbabwe, 93 ans, a finalement décidé de s’en aller mettant ainsi fin à 37 ans de règne sans partage à la tête du pays.

Sur la forme, le vieux « Bob » s’est résolu, enfin, d’écouter l’infime dernière voix de la raison qui lui restait et de saisir la toute dernière chance de sortir au moins par la porte avant que celle-ci ne se referme complètement. Évitant ainsi l’humiliation historique qui se profilait à l’horizon. Alors que toutes les institutions – notamment l’armée et la puissante Zanu-PF – lui avaient déjà tourné le dos.

Ce sursaut de dernière minute du commandant Bob, « sans troupe , n’a pourtant pas empêché les Zimbabwéens à descendre dans la rue mardi soir pour célébrer à coup de Klaxon et de cris de joie le départ de celui que la majorité des jeunes auront connu depuis leur naissance comme l’unique président. Avec son lot de brimades, de pauvreté et de chômage, qui resteront aussi dans l’histoire comme le triste héritage que le vieux chef de l’État aura légué à ce grenier à blé de l’Afrique australe, que les 37 ans de gestion chaotique, de dictature et de fermeture du pays auront réussi à achever.

Un message aux autres dinosaures du continent

Le départ du désormais ancien maître d’Harare a dû sans doute être suivi avec beaucoup d’intérêt mais surtout d’interrogations dans les palais présidentiels du continent. Comment pouvait-il en être autrement dans ces différents pays d’Afrique où le besoin du changement ne s’était jamais exprimé avec autant d’insistance.

Il y aura à coup sûr un avant et un après Mugabe ainsi que leurs effets domino dans le reste des dictatures du continent. De la même manière le printemps arabe avait fait des émules au Burkina Faso, un pays d’Afrique noir, et provoqué le départ par la rue de Blaise Compaoré – d’une manière ou d’une autre, le syndrome Mugabe parviendra un jour à contaminer ce maudit phénomène de présidence à vie qui mine toutes les possibilités de prospérité et d’épanouissement de la population africaine.

Quelle que soit la longueur de la nuit, dit le célèbre proverbe africain, le soleil finit toujours par apparaitre. Robert Mugabe l’a réappris à ses dépens. Pourvu que les autres dinosaures apprennent la leçon.

Par CAS-INFO
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