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Le président de l’Envol, le député national Delly Sesanga, sa suite ainsi que les cadres et militants de son parti ont vécu l’enfer le samedi 18 novembre 2017 dans la ville de Kenge, province du Kwango. A son arrivée à 13 heures à Kenge, les forces de l’ordre ont dispersé la population qui avait décidé de l’accompagner au lieu du meeting, dans une sorte de caravane motorisée.

La police s’est permise d’agresser physiquement le député national, de le déchausser et de procéder à son arrestation. L’élu de Luiza, qui a failli y laisser sa peau, a été sauvé de justesse par son garde du corps rapproché, qui a payé le prix d’une grave blessure sur la tête.



Par ailleurs, une trentaine des membres du parti Envol ont été séquestrés à l’intérieur du siège provincial de leur parti pendant plus 3 heures.

Alerté par des sources indépendantes, le chef de protection des droits de l’homme de la Monusco n’a été autorisée à y accéder qu’après de longues et interminables palabres avec les responsables de la sécurité locale.

Face à la répression brutale des forces de l’ordre, Delly Sesanga a finalement décidé de retourner dans la capitale, en compagnie des journalistes ainsi que des cadres et militants de son parti qui faisaient partie de sa suite.

Ulcéré par ce gâchis causé par les forces de l’ordre, les « Kengois » qui s’étaient mobilisés pour réserver un accueil délirant au président de l’Envol , n’ont pas caché leur indignation et fustigé cet acte d’intolérance police contre un opposant.

Rentré à Kinshasa, la réaction du parti Envol suite aux allégations du porte-parole de la police justifiant la répression n’a pas tardé. Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier dimanche 19 novembre 2017 dans l’après-midi, le porte-parole du parti, Maitre Nicolas Lenga, a souligné que la Coordination provinciale de sa formation politique à Kwango a introduit, conformément à la Constitution, une déclaration de la tenue de sa manifestation en date du 15 novembre 2017 auprès du Maire de la ville de Kenga, avec copie pour information à l’inspecteur provincial de la police ainsi qu’aux responsables de l’ANR (Agence National de Renseignements) et de la DGM (Direction Générale de Migration).

Il a précisé que la coordination provinciale de l’Envol au Kwango a rencontré ces autorités au cours d’une réunion d’harmonisation le même mercredi, sans que les intéressées n’aient élevé la moindre objection au sujet de la date, du lieu et de l’heure du meeting.

D’après mitre Nicolas Lenga , le commandant de la police a signifié verbalement au secrétaire général adjoint de l’Envol, 20 minutes avant le début de la manifestation, son interdiction par le Maire de la ville de Kenge.

Tout en condamnant la violence d’Etat contre des manifestants pacifiques, sans qu’un trouble à l’ordre public n’ait été enregistré, L’Envol a déploré les victimes de cette répression dont 6 blessés, 4 par balles et deux par coups de matraque. Pour ce parti membre du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, les propos de la police sont en contradiction flagrante avec la réalité des faits.



ERIC WEMBA (Envoyé spécial à Kenge)
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