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*‘’La feuille de route assortie des contraintes objectives que la CENI a livrée à l’opinion dimanche soir a besoin d’un accompagnement sans faux fuyants de toutes les parties prenantes. Il importe que chacun accomplisse sa part pour que, pour la première fois, grâce à des élections libres, transparentes et apaisées, un passage de pouvoir pacifique et civilisé se fasse dans ce pays qui n’entend plus revivre le drame atroce de la neutralisation politique suivie de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, élu légitime des Congolais en 1961. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement prend acte du communiqué plein de bon sens publié à cet effet par le Département d’Etat américain qui a salué la publication du calendrier électoral de la CENI et invité toutes les parties prenantes ainsi que le peuple congolais tout entier à l’union sacrée en vue de faire aboutir ce processus historique. Un communiqué qui, soit dit en passant, va naturellement dans le même sens que la déclaration forte de l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU que certains dans certains groupes politiques politiquement inconséquents avaient naïvement pris pour la mère-fouettarde, il y a quelques semaines encore lorsqu’avait été annoncée sa visite dans notre pays’’, a déclaré ce mercredi, Lambert Mende Omalanga, lors d’un point de presse tenu en son cabinet. De vive voix, le Porte-parole du Gouvernement revient sur toutes les péripéties qui, depuis un certain temps, ont caractérisé la voie tumultueuse du consensus sans lequel la voie pour la tenue des élections tant recherchées par tous, ne saurait être balisée. A lire attentivement sa déclaration, ci-dessous, la redistribution des cartes qui s’en dégage est telle que nul, du côté de l’Opposition radicale, ne saurait être épargné. Sur toute la ligne donc, Mende, dans sa contre-attaque, rejette toutes les accusations du Rassemblement, de l’UNC, du Mlc ou, même, d’une frange importante de la société civile. POINT DE PRESSE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET MEDIAS, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT Mercredi 8 novembre 2017 Mesdames et Messieurs de la presse, Un seul point fera l’objet de notre communication de ce jour: la récente publication du calendrier électoral. Le dimanche 5 novembre 2017, la Commission Électorale Nationale Indépendante a rendu public le calendrier intégral des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales, fixant ainsi le cap et l’état de la démocratisation des institutions publiques de notre pays, la République Démocratique du Congo. C’est pour le Gouvernement de la République une étape décisive du processus électoral qui vient ainsi d’être franchie par la CENI que d’aucuns, dans leur impatience, ont longtemps accusée de mauvaise foi, de duplicité, de double langage ou de faire le jeu d’un pouvoir soupçonné, à tort, d’avoir une inclinaison viscérale au glissement. Ce calendrier qui a bel et bien vocation à rencontrer les attentes légitimes du peuple congolais ainsi qu’à mettre fin aux démangeaisons des acteurs politiques et à certaines exigences de quelques décideurs étrangers peut compter sur un soutien sans faille du Gouvernement, et ce, bien qu’il fasse l’objet de commentaires en sens divers, de critiques acerbes voire d’attaques en règle. Comme la grande majorité de nos compatriotes, je voudrais, au nom du Gouvernement, saluer ce calendrier tant réclamé et tant attendu. Quelques acteurs politiques, notamment de l’opposition dite radicale, ceux-là même qui exigeaient à cor et à cris avec force menaces, la publication sans délais du calendrier électoral ont été vent debout lorsque ce fut chose faite, contre ledit calendrier qu’ils ont affublé, sans même se donner le temps de l’examiner, de toutes sortes de qualificatifs qui sont en réalité la manifestation d’un certain désarroi. Pour les uns ce calendrier serait « fantaisiste », pour d’autres, il est « irréaliste » ou encore « non consensuel ». Quelques uns appellent les Congolais qui ont massivement coopéré avec la CENI pour lancer le processus électoral en participant à la réussite de l’opération de révision du fichier électoral à saborder ledit processus par un boycott du calendrier électoral aussitôt publié. Ils proposent à la place des projets creux de publication d’un calendrier dit « alternatif ». D’autres ont déclaré le plus sérieusement du monde que l’initiative de la CENI n’était pas conforme à la Constitution. Au sujet de cette grave accusation de non conformité à la Constitution lancée contre la centrale électorale, et pour autant que ses auteurs ne prétendent pas eux-mêmes s’être substitués à la Cour Constitutionnelle, ils devraient prendre au moins la peine de s’adresser, dans les formes requises, à cette dernière qui est, du reste, à notre connaissance, la seule instance compétente pour dire le droit en l’espèce. Le Gouvernement tient à rappeler que, contrairement aux élucubrations répandues aux quatre vents par les falsificateurs de notre histoire, en démocratie, la fonction première d’une élection n’est pas de congédier un (ou des) dirigeant(s). La fonction essentielle d’une élection demeure de permettre au peuple, souverain primaire de se choisir librement un (des) dirigeant(s). En cela, les élections que nous attendons doivent être perçues avant toute chose comme une apothéose démocratique, une véritable « fête populaire ». Ceux qui y voient comme on l’a entendu ici et là une occasion de régler des comptes ou de priver de sommeil leurs adversaires ou les animateurs de l’administration électorale ont tort. Les élections ne sont pas non plus comparables à un devoir scolaire ainsi que l’a suggéré étourdiment un acteur politique de l’opposition qui a qualifié sur les ondes d’un média français le calendrier rendu public par la CENI de « devoir de mauvais écolier » ; comme si notre centrale électorale était en quête de bonnes notes auprès d’on ne sait quel instituteur à l’instar de l’acteur politique en question et ses amis qui passent le plus clair de leur temps à quémander le satisfecit de leurs maîtres. Pour notre part, nous sommes satisfaits que la CENI se soit assumée en toute responsabilité et qu’elle ne se soit pas laissée infantilisée en dépit des multiples pressions tant internes qu’externes dont elle a fait état tout en les prenant en compte dans la mesure du possible. Devant ce torrent de commentaires, de prises de position parfois irrationnelles et de tentatives de remise en cause de l’indépendance de la CENI pourtant consacrée par la Constitution et les lois de la République ; tout en réaffirmant le principe de la liberté d’opinion reconnue à tous les Congolais, le Gouvernement entend faire sa part pour que ce calendrier électoral réaliste élaboré par la seule instance habilitée en tenant compte de toutes les exigences et contraintes qui ont été rappelées de manière honnête et transparente soit scrupuleusement respectée. A ce sujet, nous ne pouvons accepter de gaieté de cœur de voir notre pays, la RDC faire pratiquement seule l’objet d’une véritable avalanche de pressions extérieures dans son processus électoral ; des pressions dont nous savons qu’elles sont essentiellement dictées par la convoitise que suscitent, entre autres, ses immenses ressources naturelles stratégiques. Après le caoutchouc, le cuivre et le coltan respectivement, ce sont nos réserves en cobalt qui nous valent ces intrusions malveillantes et incapacitantes dont nous ne demandons qu’à être dispensés une bonne fois pour toutes. Les analystes congolais que vous êtes, chers amis de la presse devraient consacrer certaines de leurs réflexions vers ce réel dysfonctionnement des relations inter-Etats qui ont toujours placé notre pays dans le collimateur des maîtres autoproclamés du monde. Un scrutin électoral comme celui qui est en gestation dans notre pays doit être considéré comme le pendant d’une nouvelle naissance : la perspective de faire arriver ou maintenir aux affaires des dirigeants qu’un peuple se choisit en toute liberté. D’où, l’intérêt qu’il y a d’y aller avec sérénité et enthousiasme. Le Gouvernement exhorte toutes les parties prenantes au processus électoral à plus de responsabilité en ce moment précis où notre pays se trouve à la croisée des chemins. Nous avons bien compris qu’après avoir pris les avis des uns et des autres dans le pays et écouté ses partenaires extérieures, la Commission a décidé de s’inscrire dans un schéma optimiste qui se traduit par un assouplissement du chemin critique qui appelle une loyale collaboration de toutes les parties impliquées dans ledit processus. La mise en œuvre intégrale de ce calendrier va dans le sens des intérêts légitimes du peuple congolais qui a su démontrer sa maturité politique tout au long de ces dernières années au cours desquelles il a eu à triompher de défis autrement plus éprouvants et douloureux. Une maturité qui contraste malheureusement avec l’aveuglement réel ou de composition de quelques acteurs politiques dont le projet de société peut se résumer en une constellation d’ambitions égocentriques démesurées qui les pousse à des provocations déstabilisatrices à tout bout de champ en lançant des querelles byzantines sur tout et sur rien, même sur des problèmes pour lesquels des solutions existent. Ils marquent une préférence morbide pour des réponses conflictuelles à des problèmes de société qui nécessitent des solutions consensuelles et s’illustrent par une fuite en avant dans des postures pyromanes et apocalyptiques sous l’influence d’agents d’influence dont l’objectif à peine voilé est d’affaiblir notre pays en se servant de l’inconséquence politique de certains parmi nous. Le Gouvernement engage le peuple congolais à faire preuve de vigilance face à ces égarements suicidaires pour conserver et consolider les acquis de la jeune démocratie congolaise en dépit du rythme de son évolution jugé trop lent au goût de certains. Ainsi que nous l’apprend un vieux dicton chinois, un voyage de 1.000 kilomètres commence toujours par le premier pas. Nos compatriotes de l’opposition dite radicale et leurs amis dans la société civile ne devraient jamais perdre de vue les hécatombes où nous ont conduit les tensions internes provoquées à l’instigation d’agents d’influence étrangers mal intentionnés depuis les périodes d’esclavage, du colonialisme et même après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale. Notre devoir à tous, au-delà de nos divergences est d’adopter une attitude citoyenne et républicaine face aux difficultés auxquelles notre nation se trouve confrontée. Dans le cas d’espèce, plutôt que d’instruire un véritable procès d’intention contre la CENI qui a la charge d’organiser les opérations électorales dans notre pays, la classe politique et la société civile dans leur ensemble se doivent de lui apporter dans la mesure du possible l’appui dont elle a besoin pour mener à bien sa mission car depuis 2006, nous avons librement résolu que seule la voie des urnes confère l’onction populaire et la légitimité nécessaires pour participer à la gestion de la chose publique. Nul n’a le droit de jeter aux oubliettes cet acquis fondamental de notre histoire tumultueuse. Il est difficile de comprendre en effet qu’après avoir fait de la publication du calendrier électoral son cheval de bataille durant des mois, l’annonce de ce calendrier puisse devenir pour quelques uns l’objet de contestations aussi acerbes et du reste totalement injustifiées. Les manœuvres tendant à mettre à mal le calendrier électoral publié dimanche par la CENI entreprises par ceux-là même qui s’étaient véhémentement opposés aux deux précédents peuvent être à cet égard considérés comme une tentative illégitime de confiscation de la souveraineté du peuple au profit d’interminables arrangements particuliers pour un schéma de partage équitable et équilibré du pouvoir dont la plupart des Congolais ne veulent plus entendre parler. C’est aussi le moment et l’opportunité pour ceux de nos partenaires extérieurs de bonne foi (il en existe) qui auraient eu à douter à un moment ou à un autre de la volonté des institutions nationales congolaises de rendre possible la tenue des élections et qui ont pour cela conditionné leur accompagnement à la publication d’un calendrier électoral, de démontrer désormais que leur solidarité maintes fois déclarée avec la République Démocratique du Congo n’est pas factice ni intéressée ou conditionnée par l’abandon par notre peuple de tout ou partie de sa souveraineté. La feuille de route assortie des contraintes objectives que la CENI a livrée à l’opinion dimanche soir a besoin d’un accompagnement sans faux fuyants de toutes les parties prenantes. Il importe que chacun accomplisse sa part pour que, pour la première fois, grâce à des élections libres, transparentes et apaisées, un passage de pouvoir pacifique et civilisé se fasse dans ce pays qui n’entend plus revivre le drame atroce de la neutralisation politique suivie de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba, élu légitime des Congolais en 1961. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement prend acte du communiqué plein de bon sens publié à cet effet par le Département d’Etat américain qui a salué la publication du calendrier électoral de la CENI et invité toutes les parties prenantes ainsi que le peuple congolais tout entier à l’union sacrée en vue de faire aboutir ce processus historique. Un communiqué qui, soit dit en passant, va naturellement dans le même sens que la déclaration forte de l’ambassadrice des Etats-Unis auprès de l’ONU que certains dans certains groupes politiques politiquement inconséquents avaient naïvement pris pour la mère-fouettarde, il y a quelques semaines encore lorsqu’avait été annoncée sa visite dans notre pays. On ne le dira jamais assez, le destin collectif de ce pays est entre nos mains, et nos mains seules, et à défaut d’être comptables de nos propres responsabilités, nous serons tous, tant que nous y sommes, collectivement jugés à l’aune de notre patriotisme. Je terminerai mon propos de ce jour en confirmant que la publication par la CENI d’un calendrier global rationnel pour la tenue de l’ensemble des scrutins à bonne date dont il est question aujourd’hui est l’expression de la forte détermination d’un homme, le Président de la République Joseph Kabila Kabange, Garant de la Constitution qui, contre vents et marées, a su rester légaliste jusqu’au bout. Ce calendrier constitue en lui-même un cinglant démenti aux oiseaux de mauvais augure qui prédisaient un recul de la RDC sur la voie de la démocratisation de ses institutions publiques qu’il aurait délibérément planifié. Force est de se rendre à l’évidence qu’il n’en est rien. Je vous remercie pour votre aimable attention. Lambert MENDE OMALANGA Ministre de la Communication et Médias Porte-parole du Gouvernement
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