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C’est hier que le calendrier électoral a été rendu public. Vrai panneau indiquant les opérations menant vers des élections, mieux la concrétisation de l’alternance en RDC, ce dernier était très attendu. L’attente, il faut le dire, aura été longue. Le bout du tunnel est là, certes. Mais, la route pour le scrutin ne manque pas d’embuches. Séance tenante, dimanche 5 novembre 2017, après lecture du chronogramme des élections, la CENI a signalé l’existence des contraintes de divers ordres qui peuvent influer sur l’exécution, à la date près, du tout nouveau timing tracé par la centrale électorale. Parlement, Présidence de la République, Gouvernement central, Monusco et autres sont successivement cités comme des parties prenantes de premier choix sur les épaules de qui des pans entiers de responsabilité du respect du chrono donné reposent. Symbole du pouvoir législative, les deux chambres du Parlement, conformément au timing arrêté par la CENI, devront analyser et voter les lois essentielles incontournables pour la tenue effective des élections. Quant à la présidence, il lui revient la charge de publier les Ordonnances présidentielles de deux lois essentielles dont celle portant sur la répartition des sièges. Qui sont programmés une pour la session parlementaire en cours et, l’autre, pour celle devant s’ouvrir en mars 2019. La Mission des Nations Unies au Congo, pour sa part, en tant que plus grand soutien non-gouvernemental au processus électoral au niveau logistique, est responsabilisée de son appui pour diverses opérations liées à la logistique qui permettront de déboucher par le vote du 23 décembre 2017. L’Exécutif central chargé constitutionnellement de financer le processus électoral est placé devant ses responsabilités quant à ce. Mais, encore, sur la problématique de la sécurisation du pays. Voilà, en somme, le tableau primaire de ce qui devra être assuré pour qu’il y ait, véritablement, des élections fin décembre 2018. Toutefois, les plus grandes responsabilités ne sont sur les épaules d’aucune des composantes précitées. Elles sont, en vérité, sur ceux de la Commission Electorale Nationale Indépendante -CENI-. Oui, c’est là la plus grande vérité. Après un couac en 2016 puis un énième impasse en 2017, c’est Corneille Nangaa et toutes les autres têtes couronnées de la CENI qui sont dans les viseurs de l’opinion. Surtout dans ceux du congolais lambda qui ne sait se retrouver dans les méandres des discours opposés des politiques. Face à cette responsabilité morale, les animateurs de la Centrale électorale sont appelés à redoubler d’efforts pour faire face à l’ensemble des défis que contient le schéma critique tracé, à présent, vers le jour du scrutin et, au-delà, de celui de l’alternance tant attendue. Et, Dieu seul sait que les défis sont légions. D’abord, il faille faire accepter ce calendrier politique à la classe politique, ensuite, évidemment, il y a la problématique de son respect si pas de son amélioration en termes de délais. Une seule question importe donc : réaménagé ou pas, les contraintes de l’organisation des élections seront-elles vaincues pour qu’il y ait, enfin, des élections dans les temps indiqués ou à indiquer ?
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