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Une cinquantaine de jeunes femmes leaders de la Majorité, de l’Opposition et de la Société civile ont été formées pendant deux jours, sur le cycle électoral, les instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux qui militent pour la promotion de la femme. Pour ce faire, elles ont suivi des thématiques diverses sur, notamment le cycle électoral, les calculs des voix et la répartition des sièges par Me Lisette Mavungu. Cette dernière a fait savoir qu’il n’existe pas de système électoral idéal à travers le monde. Il est question de faire un choix libre concernant le système électoral et de respecter la périodicité des élections. Cette activiste a indiqué qu’en RDC, le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire simple à un tour. Avant d’expliquer qu’il existe le système majoritaire, proportionnel, semi-proportionnel et mixte. A entendre Me Lisette Mavungu, les critères des systèmes électoraux sont notamment viser la simplicité, tenir compte du contexte particulier ainsi que d’une période précise, viser la stabilité à long terme plutôt des avantages à court terme et ne pas craindre les innovations. Tandis que les objectifs du système électoral sont entre autres limiter les coûts financiers et administratifs, faciliter et accréditer les élections. En expliquant les calculs des voix et la répartition des sièges, Me Lisette Mavungu a voulu renforcer les capacités des apprenants sur cette question qui est à l’origine des contentieux électoraux dans les Cours et Tribunaux après les élections. A ce sujet, les participants ont fait quelques exercices pour permettre à la formatrice de tester leur niveau de compréhension. Ce qui n’était pas une tâche facile. Pour cette avocate du Barreau de Kinshasa-Gombe, ces jeunes femmes qui seront pour la plupart les témoins des candidats dans les centres de vote, ont intérêt à bien assimiler la matière sur le comptage des voix. Pour sa part, Me Pélagie Ebeka s’est penchée sur les instruments juridiques nationaux en faveur de la promotion de la congolaise, mis en place par le Gouvernement ; dont l’application peine à etre une réalité. Il s’agit de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques ; la constitution du 18 février 2006 ; la loi électorale de 2006, 2011 et 2015, ainsi que la loi n°15/013 du 01 aout portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité. La présidente nationale de CAFCO a axé son exposé sur les instruments juridiques internationaux et régionaux ratifiés par la RDC qui garantissent l’égalité entre l’homme et la femme. Rose Mutombo a déclaré que l’état des lieux de tous ces instruments révèle que la mise en œuvre des textes légaux pose problème. Le chemin vers la parité est encore long. Cette fonctionnaire de la magistrature, a énuméré une série de lois ratifiées par la RDC. Il s’agit, entre autres, de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, la Résolution 1325 du CS des NU pour la paix et la sécurité, la déclaration et le programme d’action de Beijing, le Protocole genre et développement de la SADC ainsi que le Protocole de Maputo. Les participantes ont salué cette initiative de renforcement des capacités qui cadre avec l’actualité de l’heure. " Une occasion pour nous d’apporter notre contribution à la tenue des élections apaisées et transparentes en RDC ", a confié Gladys Nsenga. A la clôture de ces deux jours d’échanges, la Présidente nationale de CAFCO a encouragé les jeunes femmes leaders à être plus compétitives au sein de leurs formations politiques pour redorer l’image de la femme politique. Elles les a aussi exhorté à passer plus le temps à la lecture. Car, a expliqué Rose Mutombo, une femme leader doit être suffisamment informée et cultivée.
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