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L’association des journalistes parlementaires d’Afrique dénommée " Conférence permanente des journalistes parlementaires, zone-Afrique " (CPJP) qui s’était penché sur les travaux parlementaires des deux Chambres de la RDC sur toute l’année vient de rendre public son palmarès de meilleurs députés nationaux. Treize noms sortent du lot dont on retient sur la petite brochette Henri-Thomas Lokondo Yoka, Bokona, Ekombe, Toussaint Alonga, Musafiri, Lucien Kasongo et Juvénal Munubo. A l’analyse de ces quelques noms, pour tout chroniqueur avisé des questions parlementaires qui a suivi à la loupe les travaux parlementaires de l’Assemblée nationale, le choix de la CPJP est objectif. Il s’agit effectivement des députés nationaux qui sont toujours à la manœuvre et qui brillent par leurs interventions pertinentes. Car, à la différence de la Chambre haute, le Sénat où presque chaque sénateur a une riche contribution aux travaux parlementaires, ce qui n’est pas le cas à l’Assemblée nationale. Ici, les députés nationaux qui abattent un travail de titan avec une production parlementaire appréciable sont à compter sur les doigts de la main. Ces députés-là de cette race rare dans l’hémicycle ne dépassent pas le chiffre vingt. Indiscutablement. On peut comme illustration prendre le cas-type de Lokondo Yoka Henri-Thomas, l’élu de la ville de Mbandaka, la métropole de l’Equateur. Il est d’abord bien coté par ses pairs députés de quel que bord que ce soit qui le respecte pour ses contributions surtout sur des sujets sensibles qui ont souvent divisé l’hémicycle. Comme tout récemment, à la session ordinaire qui vient de fermer ses portes le 15 décembre en cours lors du débat sur le projet de loi modifiant et complétant la loi électorale de 2006. Du haut de la tribune Lokondo Yoka avait qualifié ce texte de satanique, d’anticonstitutionnel, de liberticide et de discriminatoire en ce qu’il élimine de la course les candidats députés nationaux indépendants. Il ne croyait pas si bien dire. Car, à la Chambre haute, les sages lui ont pleinement donné raison en tenant les mêmes qualificatifs. Ils ont rejeté, sans autre forme de procès ce projet de loi électorale qui divise les deux Chambres parlementaires. Côté contrôle parlementaire, on retient que Lokondo Yoka Henri-Thomas est, depuis le début des législatures de la IIIème République dirigée par la MP de Joseph Kabila, le seul membre de la kabilie qui a eu le courage d’user de ses droits constitutionnels pour interpeller un Premier ministre de sa propre mouvance. C’est ce qu’il a fait par son interpellation du Premier ministre Bruno Tshibala à la dernière session parlementaire sur le grief d’avoir déposé le projet de Budget après le délai constitutionnel du 15 septembre, date d’ouverture de la session ordinaire de septembre réservé au vote du Budget. Mais là où l’élu de Mbandaka sort du lot, c’est lorsque l’on sait qu’il est, le géniteur d’une Institution de l’Etat en l’occurrence le "Conseil économique et social". Celui-ci existe grâce à sa proposition de loi, devenue désormais loi-Lokondo, son initiateur qu’on a souvent, à tort, tendance à oublier. On voit bien que la "Conférence permanente des journalistes parlementaires, zone-Afrique" (CPJP) a tranché dans le vif en primant ces treize députés nationaux, triés sur le volet.
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