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C’est bel et bien une réalité. Pour la première fois en 18 ans, une femme prend les commandes de la MONUSCO, présente depuis 1999 en RDC. L’Algérienne Leila Zerrougui a été nommée depuis mercredi 27 décembre dernier Cheffe de la mission de paix en RDC et Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en remplacement de Maman Sidikou. L’Organisation des Nations - Unies porte ainsi le combat Genre jusqu’au sommet de la Monusco. Avant elle, ce poste paraissait une affaire d’hommes. On y a vu défilé le Tunisien Kamel Morjan, le Camerounais Namanga Ngongi, l’Américain William Swing, le Britannique Alain Doss, l’Allemand Martin Koblër et le Nigérien Maman Sidikou. Vue d’Afrique, cette nomination constitue un plus dans le combat pour la promotion du genre que les femmes du monde et particulièrement les africaines ont toujours mené. Ce n’est pas un cadeau, mais le couronnement d’une assiduité au travail. La nomination de cette Algérienne prouve à suffisance que les femmes sont résolument déterminées à se battre pour occuper des postes de commandement et des décisions. On les a vues dernièrement se disputaient le poste de Secrétaire général des Nations-Unies aux cotés des hommes, 70 ans après la création de cette institution. Même si aucune d’entre elles n’a été élue, elles n’ont pas démérité. Toutes justifiaient d’une solide expérience. Le choix porté par le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, sur cette Algérienne n’est pas un fait du hasard. Leila Zerrougui est une battante et a déjà occupé plusieurs fonctions importantes au sein de l’ONU. La nouvelle cheffe de l’ONU en RDC aligne plus de trente ans d’expérience, notamment en droit international et en protection des civils. Ce, à des postes souvent de direction. Elle a été la Représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés (2012-2016) et adjointe du Représentant de l’ONU en RDC (2008-2012). Le pays de Joseph Kabila est donc un terrain qu’elle connait. C’est aussi une spécialiste de la défense des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Leila Zerrougui a travaillé dans de nombreux groupes de l’ONU chargés de défendre les droits de l’homme. Vu des Nations-Unies, estiment les observateurs, une femme à la tête de la Monusco, est la meilleure illustration de l’un des principes qu’elle a toujours prôné à savoir " la promotion de la femme ", suivant la méritocratie. Le Secrétaire général de l’ONU vient de prouver à la face du monde que l’Afrique a des compétences féminines sur le plan de leadership et de gestion. Leila Zerrougui va mettre les hommes au défi de réussir son mandat. NOMINATION De nationalité algérienne, Leila Zerrougui est née en 1956. Elle a une formation de juriste qui l’avait vue être nommée, en 2000, à la Cour suprême algérienne. Leila Zerrougui devra prendre ses fonctions en janvier 2018, en remplacement du Nigérien Maman Sidikou, arrivé au terme de son mandat. Avec quelque 18 000 militaires et policiers, plus de 4 000 civils, un budget de 1,14 milliard de dollars par an (environ 960 millions d’euros), la MONUSCO est la mission la plus importante et la plus onéreuse des Nations-Unies.
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