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C’est l’une des rares sorties médiatiques d’Isidore Ndaywel, un des leaders du Comité laïc de coordination à la base des manifestations du 31 décembre et 21 janvier, toutes deux réprimées dans le sang.
Interrogé par Radio France Internationale sur ces manifestations et la répression qui s’en est suivie causant mort d’homme, l’historien de renommée internationale a déclaré qu’il n’allait pas renoncer aux manifestations à cause des morts causées par la répression.
Selon lui, « on est arrivé à un point de non retour ».
« Notre devoir est de poursuivre la lutte. C’est une façon pour nous de rendre hommage aux victimes « , affirme-t-il.
Sur les affirmations de la ministre des droits humains appelant à faire confiance aux enquêtes en cours pour que les auteurs des exactions soient poursuivis, Ndaywel n’a pas caché son scepticisme.
L’intellectuel a brandi les différentes enquêtes entamées par le gouvernement mais qui jusqu’à au aujourd’hui sont restées sans suite.
« Depuis 2015, nous avons la situation de Beni, du Kasaï, les experts des Nations unies , la répression de la manifestation de septembre 2016, les fosses communes, etc. C’est chaque fois des enquêtes ! On ne sait pas finalement quand on aura des résultats « , s’indigne-t-il.
Pour Isidore Ndaywel, qui restitue tous ces faits dans leur contexte, il s’agit au delà » de la mauvaise foi et de l’incapacité des autorités d’une situation non seulement de mauvaise gouvernance mais d’absence de gouvernance ».
Par ailleurs, le professeur réfute également en bloc, l’argument selon lequel les effectifs des éléments de la police sont insuffisants pour un meilleur encadrement des manifestations organisées par les laïcs.
« Ce que nous constatons ce que les effectifs qu’on estime être insuffisants pour sécuriser sont ceux-là même qui produisent l’insécurité. Des chrétiens, des musulmans, des Kimbanguustes qui ont fait la marche le 21 comme d’ailleurs le 31 n’avaient pour seule arme que la bible, le chapelet et le rameau mais voilà ce qui s’est passé et je pense qu’il n’y a pas eu jusqu’à présent des discours contraires des gens qui nous ont emmenés des preuves et qui ont dit autre chose » , explique I. Ndaywel.
Nous avons ici une police qui semble être renforcée par des effectifs d’origine étrangère et ce sont ces éléments-là qui sont à la base de plusieurs exactions, soupçonne-t-il.
Alphonse Muderhwa

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