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« Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RDCongo », c’est la phrase « poudrière » du Cardinal Laurent Monsengwo qui agite et continue à susciter des réactions, parfois malencontreuses des acteurs de la Majorité présidentielle et les membres du gouvernement à l’endroit du prélat catholique. Mais en parlant des « médiocres », Scooprdc.net constate que son Eminence n’a exprimé en toute clarté que ce que le Président de la République Joseph Kabila avait déjà déploré dans un passé récent. En effet, dans une interview exclusive accordée à New York Times en avril 2009, à une question du quotidien américain posée à Joseph Kabila, celle de savoir s’il avait des bonnes personnes pour l’aider, la réponse de Joseph Kabila était si claire après une longue pause : « Mobutu a dirigé ce pays pendant 32 ans. Il a créé une classe politique et il a créé une mentalité et nous n’avons pas encore mis fin à cela. Les anciennes mauvaises méthodes sont toujours là : – corruption, mauvaise gestion, et de tout cela. Notre plus grande erreur, ce que nous n’avons pas trouvé assez de temps pour transformer et former nos propres cadres. On n’a pas besoin d’un millier de personnes pour transformer un pays. Non, on n’a besoin que de 3, 4, 10, 15 personnes avec des convictions, déterminées et résolues. Ai-je ces 15 personnes ? Probablement, 5, 6, 7, mais pas encore 15 ». En clair, Joseph Kabila déplorait le fait qu’il n’avait pas 15 « bonnes » personnes pour changer la RDC.

Il est à noter ici que le journaliste américain très précis dans son vocabulaire, n’a pas demandé à Joseph Kabila s’il avait des meilleures personnes mais plutôt des bonnes personnes. Pour ceux qui sont passés normalement sur le banc de l’école primaire et secondaire, y compris les membres de la Majorité présidentielle qui s’agitent et vilipendent le Cardinal, savent qu’en cotation en matière de conduite dans des écoles catholiques, faut-il le préciser, il y a trois mentions : Excellente, bonne, mauvaise ou médiocre. Et lorsque le président Joseph Kabila lui-même affirme que les anciennes mauvaises méthodes sont toujours là et cite particulièrement la corruption et la mauvaise gestion, ces pratiques rétrogrades ne révèlent-elles pas de la médiocrité ?

Aussi, l’aveu de Joseph Kabila selon lequel « notre plus grande erreur, ce que nous n’avons pas trouvé assez de temps pour transformer et former nos propres cadres », témoigne qu’il est rattrapé par la parabole du pourrissement des fruits. La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas, avait demandé le Christ à ses disciples ! Lorsqu’un fruit bon parmi les pourris ou un pourri parmi le bon, s’en suit la putréfaction de tous ces fruits si l’on ne sépare pas à temps les bons des mauvais. C’est ce qui est arrivé au président Joseph Kabila. Comme il n’a pas su convertir ou transformer les mobutistes qui l’entouraient et l’entourent encore, c’est eux par contre qui l’ont changé, l’ont tiré plus bas et l’ont plongé dans les antivaleurs qui frisent la médiocrité.

On ne peut pas comprendre que deux ministres soient cités dans la spoliation des maisons de l’Etat ; que le gouverneur de Kinshasa gère la ville comme sa propre boutique ; que les richesses minière du pays soient pillées et bradées par des officiers militaires ; que pour un pot de vin l’ancien vice-premier ministre des PT-NTIC fasse perdre au Trésor public 65 millions de dollars américains et que beaucoup d’autres dossiers de scandale financier soient dénoncés, mais que cela n’émeuve nullement le président de la république ! Alors pourquoi en veut-on au Cardinal Monsengwo, si ce n’est pas la médiocrité d’esprit?
Agnelo Agnade.
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