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Une vingtaine de fidèles catholiques ont perdu la vie lors de la deuxième « marche pacifique » organisée dimanche 21 janvier par le Comité Laïc de Coordination (CLC). Des mercenaires habillés en tenue de police nationale et de la « GR » ont abattu de sang-froid des citoyens congolais dans plusieurs paroisses du pays. D’après des témoins, les « marcheurs » du 21 janvier paraissaient plus déterminés à en découdre avec les forces de répression. « Ils ne leur manquaient que les armes pour mettre les sbires de Kabila en débandade », glisse un témoin.

A Goma, des témoignages concordants font état d’une forte mobilisation. Les « marcheurs » ont été dispersés à coup de tirs à balles réelles. Comme à l’accoutumée, les sicaires de la « Kabilie » ont usage abondamment de gaz lacrymogènes. On dénombre plusieurs blessés. Le nombre de morts était inconnu à 14h00.

A Kinshasa, un bilan provisoire fait état de deux fidèles tués dans la commune de Lemba où des « hommes en uniforme » de policier et de « GR » s’introduisaient dans des habitations privées pour « rechercher des infiltrés ». Plusieurs jeunes gens ont été arrêtés.

Samedi 20 janvier, l’ex-MLC Thomas Luhaka, ministre des Infrastructures et TP, avait prévenu qu’ « ils » détenaient des « informations » selon lesquelles il y aurait des « infiltrations éventuelles » parmi les manifestants.

A Kintambo, des témoins ont vu une auto-mitrailleuse « arroser » l’entrée de la paroisse Saint François de Salles. Diverses sources confirment le décès d’une jeune fille âgée de 16 ans. Elle se nommerait Thérèse Kapangala, selon Kamanda wa Kamanda Muzembe.

L’UNC de Vital Kamerhe déplore le décès de deux de ses membres respectivement à Kinshasa et à Kisangani. Il s’agirait de Ngandu Kisene et de Richard Lusambo.

A la paroisse Saint Dominique à Limete, des sources disent avoir « compté » cinq morts.

Plusieurs prêtres catholiques ont dit tout le mal qu’ils pensent de la « présence sans précédent » des policiers et des militaires à l’entrée des églises. C’est le cas notamment de Mgr Kasanda de Mbuji-Mayi.

« Kabila a plus que jamais franchi la ligne rouge », estime un religieux joint à Kinshasa. Celui-ci de « jurer » que « ces actes de profanation des églises ne resteront pas sans conséquences ».

Citant une infirmière du centre médical Mgr Léonard à Matonge, l’AFP fait état de 16 personnes blessées, dont quatre grièvement parmi lesquelles deux par balle. L’Agence signale, par ailleurs, des « tensions » à Kisangani, Lubumbashi, Goma, Beni et Mbuji Mayi.

Selon des témoignages concordants, contrairement à la marche du 31 décembre 2017, les marcheurs du 21 janvier auraient fait preuve d’un « courage inattendu » face aux forces de la répression. L’AFP semble le confirme: « Fait nouveau par rapport à la précédente marche du 31 décembre, des manifestants ont tenté de résister aux forces de l’ordre après la dispersion de leur rassemblement ».

BAUDOUIN AMBA WETSHI/CI
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