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Même plus peur. C’est le mot clef qui semble se dégager de cette deuxième journée de mobilisation appelée par le Comité laïc de coordination contre le président Joseph Kabila. L’ONU a compté six morts et des centaines d’arrestations. La police a dénombré seulement deux victimes. Un bilan, comme à chaque fois, à plusieurs chiffres, mais qui est malheureusement appelé à évoluer dans les prochaines heures. Vu le nombre de scènes de violence enregistrées à travers le territoire national.

Pour les autorités congolaises qui avaient misé une nouvelle fois sur la coupure d’internet et des sms dans le but d’affaiblir le mouvement de contestation, la stratégie de répression à huis clos semble ne plus fonctionner ainsi que l’ont montré des images et photos qui ont filtré malgré le blackout. La mobilisation de ce 21 janvier 2018 a été étonnamment beaucoup plus forte que celle d’il y a 3 semaines. Comme si les Kinois et les Congolais de partout dans le pays avaient enfin décidé de briser la peur face à la brutalité des forces de sécurité.

En tout cas face à des policiers armés, ils sont sortis en masse, derrière des prêtres catholiques déterminés pour certains. Pour d’autres, derrière les leaders de l’opposition, Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi ou encore Martin Fayulu. Scandant des chants chrétiens ou l’hymne national et réclamant le départ du chef de l’État Joseph Kabila.

Objectif, la rue…

Pour ceux qui en doutaient encore, la RDC file tout droit vers une inconnue. Car malgré cette mobilisation, en face, Joseph Kabila semble lui aussi déterminé à aller jusqu’au bout de sa logique. Une logique qui est redevenue un mystère en dépit de la publication du calendrier électoral.

Car, si en théorie, la CENI a annoncé la tenue des élections pour le 23 décembre 2018, en pratique, dans le camp du pouvoir comme dans l’opposition, plus personne ne se risque à faire le pari de voir les Congolais se rendre aux urnes à la fin de l’année. Alors qu’une pile des contraintes à résoudre avant les scrutins ne seront sans doute pas satisfaites dans le délai. Dans ces conditions, la logique de la confrontation risque bien de s’affirmer comme la seule alternative à devoir s’offrir aux deux camps.

« Ceux qui croient encore au maintien de Joseph Kabila même pour un an ont pu juger par eux même », a d’ailleurs fait constater l’opposant Martin Fayulu dimanche en pointant du doigt l’usage excessif de la force contre des manifestants non armés. Le président de l’Écidé invite pour cela l’opposition à unir ses forces pour « obtenir le départ de Joseph Kabila ». Il va de soi que le Président de la république et sa Majorité ne l’entendront pas de cette oreille. Pas plus que le Comité laïc de coordination.

Auréolé du succès de son mouvement qui commence à prendre dans l’opinion nationale, le CLC va à coup sûr continuer la mobilisation.

Par CAS-INFO
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