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Le réajustement des frais académiques au taux du jour a été à la base des affrontements, hier mercredi 24 janvier dans la matinée, entre les éléments de la Police et les étudiants de l’Université de Kinshasa. Au terme de plus de deux heures de tensions, les étudiants ont brûlé et cassé plusieurs biens publics et privés, rapporte un administratif.

Les communiqués du Comité de gestion de l’Unikin, doublés des exigences imposées aux étudiants par les banques de la place lors de la paie des frais académiques ont suscité la colère au sein de la communauté estudiantine.
Vexés, les étudiants ont exprimé leur ras-le-bol contre ce qu’ils qualifient de « gouvernance essentiellement commerciale des universités congolaises ».
L’effervescence était déjà perceptible vers 11 heures dans l’avant midi. Mais, des mobilisations des étudiants à cette cause se faisaient avaient commencé la veille dans la soirée. Venus de toutes les facultés, les étudiants se sont rassemblés devant la paroisse Notre Dame de la Sagesse et au rond-point Vatican pour se diriger vers l’Intendance générale.

PLUSIEURS ÉTUDIANTS BLESSÉS ÉT INTERPELLÉS
"Nous manifestons contre la hausse des frais académiques. Il est complètement absurde d’accepter de payer des frais académiques au taux de 162 fc le dollar, alors que nos parents continuent à être payés au taux de 920, voire 930 franc congolais un dollar", indique un étudiant de la Faculté de pétrole et gaz.
Interceptés par les forces de l’ordre, ces manifestants se sont dispersés dans la brousse, avant de s’en prendre aux biens publics. Professant des injures vis-à-vis des autorités académiques, ils se sont adonnés au jet des pierres contre les éléments de la Police. Ils sont même allés jusqu’à casser les vitres de leur propre bâtiment administratif.
"Nous n’avions pas l’intention de casser. Nous etions en train de manifester pacifiquement afin de faire entendre notre voix auprès des autorités. Ce qui nous a révolté, c’est le fait de voir les éléments de la Police ouvrir le feu à bout portant contre des étudiants. Plusieurs de nos amis sont blessés, d’autres arrêtés", rapporte un étudiant de la faculté de Droit.

MENACES
Ces affrontements entre étudiants et éléments des forces de l’ordre avaient pris des proportions inquiétantes vers midi. Des tirs à gaz lacrymogène contre les jets de pierre se faisaient entendre à l’Unikin jusqu’en début de l’après-midi. Les hommes en uniforme ont finalement réussi à empêcher les étudiants à poursuivre leur procession. Ce qui a conduit à un retour à la normale.
Cependant, ces tensions, qui se sont prolongées jusqu’au crépuscule à l’Unikin, avait déjà créé une psychose généralisée dans les écoles et quartiers environnants. "J’étais en ville lorsque j’ai appris que ça chauffait à l’Unikin. J’avais très peur pour mes enfants qui étudient au Mont Amba. Heureusement, qu’ils ont été maintenus en sécurité", explique Brigitte, M, une mère de famille.
Côté étudiants, ils ne s’avouent pas vaincus : "L’essentiel pour nous était de passer le message. Nous espérons que les autorités l’ont compris. Si rien n’est fait dans le sens de répondre à nos desiderata, nous descendrons encore dans la rue", mettent en garde un groupe d’étudiants abordé aux encablures du centre des jeunes "Coulybali".
ODN
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