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Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont opposées à une « Transition sans Kabila » mais insistent sur la nécessité d’un transfert pacifique du pouvoir en janvier 2019 à l’issue des élections générales prévues le 23 décembre 2018.

Les deux puissances occidentales l’ont fait savoir dans un communiqué qu’elles ont cosigné le samedi 20 janvier, à la veille d’une marche pacifique organisée par les laïcs catholiques pour exiger l’application » intégrale et complète » de l’Accord de la Saint-Sylvestre.

La position des anglo-saxons a fortement déplu à certains mouvements citoyens qui estiment être dans leur bon droit d’actionner l’article 64 de la Constitution pour sanctionner l’incurie du président Kabila dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

Dans leur message conjoint sur la crise congolaise, qui s’est accentuée par ailleurs, les signataires John Murton ( ambassadeur de Grande-Bretagne), et Jennifer Haskell (chargé d’affaires des États-Unis) font remarquer que l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre est « imparfaite ».

Pour les deux diplomates, lorsque les citoyens manifestent pacifiquement pour soutenir la pleine application de l’Accord, ils participent au processus politique.
La répression de la marche, si répression il y aura, entraverait le processus politique, estiment-ils.

À ce propos, le président de la République, affirment-ils, leur a donné des assurances sur le fait que les forces de l’ordre vont respecter les droits fondamentaux des citoyens.

Pour certains observateurs, la communauté internationale souffle le chaud et le froid. Tantôt fermeté contre le régime Kabila tantôt ambiguïté sur les récents développements politiques en RDC.

Quoiqu’on dise la position américaine reste cohérente depuis le passage de Nikki Haley en novembre 2017. L’ambassadrice US à l’ONU avait dit que les USA ne toleraient pas que les élections générales ne se tiennent pas en 2018.

Après la France, accusée de molesse dans son approche dans la résolution de la crise congolaise, les États-Unis et la Grande-Bretagne, essuient à leur tour des critiques acerbes dans certains milieux proches de l’opposition.

À contrario, beaucoup de cadres de la Majorité Présidentielle se réjouissent de la teneur du communiqué US-UK.
Ils l’ont relayé rapidement dans les réseaux sociaux. Pour les besoins de la cause, les États-Unis et la Grande-Bretagne ne sont pas les hideux « impérialistes » qu’ils vilipendent souvent car ces derniers prennent des positions qui mettent le gouvernement en porte à faux.

Une chose est sûre, le processus de l’alternance semble irréversible.
Joseph Kabila a vu les limites de la stratégie de la montre. La donne politique lui plus que jamais de plus en plu défavorable.

Va-t-il enfin se décider à décrisper le climat politique pour sauver ce qui peut l’être encore de son fin de règne chaotique?

Israël Mutala
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