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Des correspondances au ton aigre-doux échangées ces temps derniers entre la Primature et le
ministère du Budget au sujet des indemnités de sortie des membres du cabinet de l’ancien Premier ministre, Samy Badibanga, alimentent la chronique politique congolaise. Dans la ville haute, certaines langues accusent l’actuel locataire de l’Hôtel du gouvernement de blocage des fonds destinés au paiement de l’équipe de son prédécesseur. Et, dans ce dossier, le nom de son Directeur de cabinet, Michel Somwe Somwe, est abondamment cité. Du côté de la Primature, on laisse entendre que les listes déposées en son temps par la Direction de la paie seraient si éléphantesques qu’elles feraient penser à une opération de « spoliation » du Trésor Public, d’autant que certains rescapés du cabinet Badibanga, recasés dans celui de Tshibala, y sont également repris.

Selon les dernières lettres en circulation de part et d’autre, un travail d’harmonisation des listes serait en cours. On peut relever, dans celle que le ministre du Budget, Pierre Kangudia, a adressée au Directeur de Cabinet du Premier ministre, qu’il y a effectivement un problème de retard dans la libération des indemnités du cabinet sortant de la Primature. Selon ce membre du gouvernement, s’il y a des anomalies au niveau des listes, c’est à la Direction de Paie d’apporter les correctifs qui s’imposent, mais en maintenant les membres du cabinet de Samy Badibanga intégrés, car sans actes de nomination jusque-là dans celui de Bruno Tshibala. De son point de vue, tant qu’il n’y a pas un acte officiel de leur nomination, ils ont plein droit aux indemnités de sortie.

L’autre observation faite par le ministre du Budget porte sur la non bancarisation du personnel de la Primature. D’où son exigence de voir le cabinet du Premier ministre lui faire parvenir la liste de l’ensemble de son personnel aux fins de sa bancarisation à compter de ce mois de février 2018.

Pour sa part, le Directeur de cabinet du Premier ministre impute le gel des listes des membres du cabinet de Samy Badibanga au flou qui entoure le statut de certains d’entre eux, présumés candidats aux indemnités de sortie alors qu’ils prestent dans celui de Bruno Tshibala. A son tour, il exige également la clarification du cas de chaque bénéficiaire afin d’éviter que des fonds publics soient perçus par ceux qui n’y ont pas droit. Par souci de transparence et de compression des dépenses publiques, indique-t-il, la Primature tient à voir clair dans chaque dossier avant la sortie des fonds.

En tous les cas, les querelles des listes entre cabinets entrants et sortants à la Primature ne datent pas d’aujourd’hui.

A l’époque de Matata Ponyo, les listes établies par Adolphe Muzito pour les indemnités de sortie de ses conseillers et son personnel d’appoint en 2012 avaient fait l’objet d’une vive polémique, à cause de la pléthore des ayants-droit. Celles établies par Matata après avoir rendu le tablier avaient aussi fait l’objet de contestation de la part de Samy Badibanga.

S’il y a un fait qui scandalise l’homme de la rue, c’est d’apprendre, quatre ans après la mise en œuvre de la bancarisation, sous le mandat de Matata, que le personnel de la Primature n’est pas encore bancarisé. Finalement, la bancarisation, c’était pour les autres ?

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