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* Vivement l’arbitrage de l’autorité urbaine pour anticiper la supercherie.

Une légère hausse de prix du carburant s’observe depuis le week-end dernier dans toutes les stations-services de Kinshasa. Un litre d’essence est passé de 1.730Fc à 1.810 Fc. Par contre, un litre de gazole négocié jusqu’alors à 1.720Fc, se vend présentement à 1.800Fc. Ainsi en a décidé Paul Kapika, ministre de l’Economie nationale, après concertation avec des opérateurs économiques du secteur pétrolier. Compte tenu de ce réajustement des prix à la pompe, les transporteurs en commun menacent à leur tour, de revoir également à la hausse, le prix du billet ou de la course.

Face à cette intention des automobilistes, les usagers des moyens de transport en commun sollicitent l’arbitrage de l’Hôtel de ville, pour anticiper une éventuelle supercherie dans ce secteur, considéré comme le baromètre de la vie sociale. Déjà, les taximen qui font payer la course à 500 Fc, sont enclins de doubler le prix de la course pour la même distance. Soit, 1000Fc pour les taxis qui desservent les lignes Victoire –Super Lemba, Victoire–Gombe, Victoire–Centre-ville, Victoire–Kapela, Super-Lemba–Quartier I, Bandal Moulaert–Magasin Kintambo… Ca sent donc la supercherie. Car, les proportions de réajustement de l’ancien tarif ne reflètent pas celles de l’augmentation du prix du litre à la pompe.

UN FACTEUR DECLENCHEUR
Autant le taux de change conditionne les transactions sur le marché de Kinshasa, autant le prix du transport en commun demeure un référentiel non négligeable dans le circuit économique du pays. Ainsi, toute hausse de prix du litre d’essence ou de mazout, entrainant celle du prix d’une course en taxi ou du billet de bus, constitue un facteur déclencheur de la surchauffe sur le marché des biens et services à Kinshasa. Et, donc, l’autorité urbaine ne devrait, surtout pas compter sur la bonne foi (inexistante ?) des transporteurs en commun kinois. D’où, l’urgence d’une nouvelle grille tarifaire concertée, qui contenterait toutes les parties.
En situation normale où l’économie nationale est tenue par le secteur formel, la hausse du prix de transport n’aurait peut-être pas d’incidence fâcheuse sur le marché de biens et services. Car, l’employeur n’aurait qu’à actualiser la rubrique « transport » sur le bulletin de paie de ses employés. Mais quand on sait qu’en RD Congo, le secteur informel détient une part importante - si pas se taille la part du lion -de l’économie du pays, il est bien évident que l’augmentation du prix, en matière de transport en commun, puisse impérativement provoquer un effet d’entrainement. Normal, quand on sait que le circuit économique repose sur une sorte de systémique. Personne ne pouvant prétendre tout vendre.
En cette période de basse conjoncture politique, le bon sens exige des gestionnaires de la ville de Kinshasa, un regard vigilant sur le social. La grogne sociale étant parfois plus redoutable que la ronchonne politique, des mesures d’urgence doivent être prises dans le secteur de transport en commun. Certains observateurs estiment que si les transporteurs en commun pourraient majorer le coup du billet, en ajoutant par exemple 200Fc sur la valeur actuelle, ce serait le moindre mal. « Gouverner, c’est prévoir », disait Emile de Girardin. Laurel KANKOLE
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